‹ Comédies historiquesChapitre 164 sur 260 · ACTE III, SCÈNE VI · texte numérisé non relu

ACTE III, SCÈNE VI

Je tous regarde ici comme un ange sauveur !

Il est un dernier point qu'il faut qu'on m'éclaircisae. Pour tenter le combat .ce jour est-il propice? Les instans font souvent les succès.

ANNE

A la cour,

Dans nôtre art.

VÉRONNE.

vEn affaire.

BASSOMP1ERRE.

A la guerre.

MADAME DUFARG1S.

En amour.

VKRONNE.

Madame, à deviner c'est chose difficile.

MARIE

La foi de votre oracle en ceci m'est utile.

Je vais hâter la lutte, ou bien temporiser, Selon que le destin va nous autoriser.

Parlez...

ANNE

Que veut Grasseau?

SOÈHE SIXIÈME.

LES mêmes, GRASSEAU.

GRASSEAU.

' De la salle où mon zçle

252 RICHELIEU

Fait pour Vos Majestés exacte sentinelle , J'ai vu le roi venir. Monsieur l'augure ici Va par son ordre exprès , dit-on , être saisi.

ANNE

Chez moi !

MARIE

De Richelieu c'est un nouvel outrage.

grasseau à part.

Ainsi que mes oiseaux qn va le mettre en cage.

VÉRONNE.

Oh ! j'ai lieu d'espérer que vos protections...

ANNE. '

Ce Richelieu sait tout par ses vils espions.

MADAME DUFARGIS.

Sa police se fait sur la police même.

VÉRONNE.

Daignez me garantir. . .

C'est une injure extrême.

MARIE

Plaignez-vous à mon fils.

VÉRONNE.

Veuillez me préserver. . .

MARIE

Cet homme nous perdra.

VÉRONNE.

Me pourrez-vous sauver?

MARIE

J'y songerai , mon cher, allez ; soyez tranquille.

Page 1