ACTE III, SCÈNE VI
Je tous regarde ici comme un ange sauveur !
Il est un dernier point qu'il faut qu'on m'éclaircisae. Pour tenter le combat .ce jour est-il propice? Les instans font souvent les succès.
ANNE
A la cour,
Dans nôtre art.
VÉRONNE.
vEn affaire.
BASSOMP1ERRE.
A la guerre.
MADAME DUFARG1S.
En amour.
VKRONNE.
Madame, à deviner c'est chose difficile.
MARIE
La foi de votre oracle en ceci m'est utile.
Je vais hâter la lutte, ou bien temporiser, Selon que le destin va nous autoriser.
Parlez...
ANNE
Que veut Grasseau?
SOÈHE SIXIÈME.
LES mêmes, GRASSEAU.
GRASSEAU.
' De la salle où mon zçle
252 RICHELIEU
Fait pour Vos Majestés exacte sentinelle , J'ai vu le roi venir. Monsieur l'augure ici Va par son ordre exprès , dit-on , être saisi.
ANNE
Chez moi !
MARIE
De Richelieu c'est un nouvel outrage.
grasseau à part.
Ainsi que mes oiseaux qn va le mettre en cage.
VÉRONNE.
Oh ! j'ai lieu d'espérer que vos protections...
ANNE. '
Ce Richelieu sait tout par ses vils espions.
MADAME DUFARGIS.
Sa police se fait sur la police même.
VÉRONNE.
Daignez me garantir. . .
C'est une injure extrême.
MARIE
Plaignez-vous à mon fils.
VÉRONNE.
Veuillez me préserver. . .
MARIE
Cet homme nous perdra.
VÉRONNE.
Me pourrez-vous sauver?
MARIE
J'y songerai , mon cher, allez ; soyez tranquille.