‹ Comédies historiquesChapitre 198 sur 260 · ACTE V, SCÈNE*IX · texte numérisé non relu

ACTE V, SCÈNE*IX

Détromper ses soupçons et se justifier.

Loin dans l'esprit du roi d'essayer à vous nuire ,

De vos desseins prudens j'ai pris soin de l'instruire :

Le roi sait qu'au parloir votre bouche a déçu

L'envoyé de Madrid secrètement reçu ;

Et que , vous refusant à la ligue espagnole ,

L'ambassadeur n'obtint de vous nulle parole.

Votre noble sagesse éclate ainsi toujours.

Ne m'accusez donc pas d'audacieux discours.

De tout ressentiment oubliez les menaces ,

Et qu'enfin Richelieu rentre en vos bonnes grâces.

ANNE

Puisque vous vous rendez plus précieux au roi Que sa mère et son frère , et qu'il me fait la loi De pardonner vos torts qu'il traite d'imposture, Aux ordres d'un époux j'obéis sans murmure.

louis à la reine.

Allons ! plus de débats ; rendons grâces à Dieu Qui pour utile ami m'a donné Richelieu.

[au cardinal.) A tout pacifier je vois que tu t'occupes ; Et ceux qui t'avaient nui , maintenant sont les dupes.

FIN

ou

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