‹ Comédies historiquesChapitre 222 sur 260 · ACTE II, SCÈNE II · texte numérisé non relu

ACTE II, SCÈNE II

YPPARETTE.

La sérénité de votre humeur est si pure ! vous vous réconciliez de si bonne foi !

ALCIBIADE

Tu en as , ce matin , acquis une tendre preuve.

YPPARETTE.

Bien tendre, il est vrai.

ALCIBIADE

Ton affectueuse indulgence m'a pénétré le cœur.

YPPARETTE.

Vous la méritez si bien !

ALCIBIADE

J'en serai toujours digne.

YPPARETTE.

Toujours de même , sans doute ?

ALCIBIADE

Oui, par ma constance....

YPPARETTE.

A vos goûts.

Ne te moque plus : avec toi, je ne sais pas feindre.

YPPARETTE.

Feindre est pourtant une si belle vertu politique !

ALCIBIADE

Tiens , je maudis les occupations qui me détournent à présent du plaisir de te répéter combien tu m'es précieuse.

YPPARETTE.

Les affaires n'absorbent jamais tous les loisirs d'un grand homme. Il répartit trop bien l'emploi de son temps.

ALCIBiAPE.

Te* traite, ta voix njie semblent altérés.... Doutes-tu de ma réussite aujourd'hui ?

YPPAABTTE,

Nullement : tout tous prospère en voua riant de tout , je le sais ; mais je suis faible , moi , et mes émotions me surmontent.... Il ne faut pas que mon trouble vous déconcerte.... et satisfaite de vous avoir revu si dégagé de soins , si enjoué , je me retire et me soustrais à la curiosité de la foule qui s'approche.... (à part.) Le traître !

ALCIBIADE

Adieu , fidèle amie ! je me hâterai de vous rejoindre.

Adieu ! moi , je m'empresse de vous fuir.

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