ACTE III, SCÈNE I
THÉOCLÈS.
Il a couru chercher les amis qu'il rassemble , ce soir , pour célébrer une fête déjà préparée par ses ordres.
YPPARETTE.
Une fête ! à quel sujet?
THEOCLÈS.
Est-il une victoire plus heureuse pour lui que celle qu'il vient de remporter sur votre cœur î c'est un retour de noces.
Hélas 1 ce cœur ne fut jamais son ennemi.
théocles à voix basse,.
Faites qu'on s'éloigne : une jeune personne, nommée Nais , demande à vous être en secret présentée.
YPPARETTE.
• Qui? cette Nais.... elle est encore ici! elle habite ici !.... Aurais-je pu croire que je la retrouverais en mes foyers après qu'Alcibiade montra tant d'empressement à me reprendre? Qu'a-t-elle à me dire? que prétend-elle ?.... Mes bons amis, retirez-vous un moment.
THÉOCLÈS.
Allez , allez , enfans ! votre maîtresse vous sait gré de vos festons et de vos offrandes... ( les esclaves se retirent. — à Ypparette. ) Je l'ai conduite mystérieusement moimême jusqu'à cette porte, (à Nais.) Vous, à présent, entrez sans peur.