PINTO, LE CAPITAINE FABRICIO, SANTONELLO, ALMADA , MELLO , MENDOCE
ALMADA.
Retournons à Lisbonne , et rendons sa réponse à notre assemblée.
PINTO
Ne comptons pas sur lui pour soulever la province d'A-* lentéjo. Dressons nos manifestes , nos batteries ; dépéchons les courriers , et que le coup porté à Lisbonne ébranle tout le Portugal ensemble. Je vais demander au duc une lettre
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pour l'amiral dom Lopez Ozorio , voulant retarder de deux jours le prétendu départ pour Madrid. Que sait-on? ayons du temps devant nous.
MBLLO.
Ne craignez-vous pas que l'on ne pénètre ?. . .
PINTO
Rien. On l'attend à Madrid ; un grand hôtel est meublé ; Jes livrées prises , sa maison partie , les fêtes annoncées , et les jeunes femmes , dans l'impatience , inventent déjà leurs modes et leur parure. Santonello , Vasconcellos ne soupçonne pas la fausseté des confidences que vous lui faites sur nous?
SANTONELLO.
Tout subtil qu'il soit, il est loin de se douter...
PINTO
Qu'il- vous paie pour le tromper. Quittons-nous , et suivons des routes différentes.
ALMADA.
Adieu.
PINTO
Adieu. . . Tous. . . ce soir. . . Je vais ramener la duchesse et sa fille à Lisbonne, faire éloigner le duc... Vous, par le bois. Vous , le long du village. Vous , un fusil en main , chassant l'oiseau. Passez le Tage séparément ; surtout l'air désoccupé , le sourire à la bouche , le front libre , et point de ces rides de conspirateur.
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