‹ Comédies historiquesChapitre 27 sur 260 · PINTO, LE CAPITAINE FABRICIO, SANTONELLO, ALMADA , MELLO , MENDOCE · texte numérisé non relu

PINTO, LE CAPITAINE FABRICIO, SANTONELLO, ALMADA , MELLO , MENDOCE

ALMADA.

Retournons à Lisbonne , et rendons sa réponse à notre assemblée.

PINTO

Ne comptons pas sur lui pour soulever la province d'A-* lentéjo. Dressons nos manifestes , nos batteries ; dépéchons les courriers , et que le coup porté à Lisbonne ébranle tout le Portugal ensemble. Je vais demander au duc une lettre

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pour l'amiral dom Lopez Ozorio , voulant retarder de deux jours le prétendu départ pour Madrid. Que sait-on? ayons du temps devant nous.

MBLLO.

Ne craignez-vous pas que l'on ne pénètre ?. . .

PINTO

Rien. On l'attend à Madrid ; un grand hôtel est meublé ; Jes livrées prises , sa maison partie , les fêtes annoncées , et les jeunes femmes , dans l'impatience , inventent déjà leurs modes et leur parure. Santonello , Vasconcellos ne soupçonne pas la fausseté des confidences que vous lui faites sur nous?

SANTONELLO.

Tout subtil qu'il soit, il est loin de se douter...

PINTO

Qu'il- vous paie pour le tromper. Quittons-nous , et suivons des routes différentes.

ALMADA.

Adieu.

PINTO

Adieu. . . Tous. . . ce soir. . . Je vais ramener la duchesse et sa fille à Lisbonne, faire éloigner le duc... Vous, par le bois. Vous , le long du village. Vous , un fusil en main , chassant l'oiseau. Passez le Tage séparément ; surtout l'air désoccupé , le sourire à la bouche , le front libre , et point de ces rides de conspirateur.

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