ACTE II, SCENE VI
gnement ; il est rappelé à la cour par Fondre du roi Philippe.
LEHOS.
Ché safais encore ; c'est in noufelle piplique.
PINTO
Une nouvelle i oui , que Ton répand sur des conjectures , sur des bruits vagues. Qu'en sait-on pour en parler? connaît-on les mystères du cabinet? Mais vous êtes à la bonne source, et je vous parle en confidence, moi, de la part du duc lui-même ; est-ce clair?
LEMOS
Oh! assirément, il y a in crand tifférence.
Une autre circonstance que vous ignorez , et qui jusqu'à ce jour a retardé son voyage , est qu'il manque d'argent.
LEHOS.
Oui , Ton m'a tirtout cela , tout te même. ;
PINTO
Fondé sur quoi? 11 n'a pas/ait d'emprunt qui donne lieu de le penser.
LEMOS
Ça, ché l'ai pas ententi dire.
PINTO
On est donc mal instruit , car il n'a révélé ce secret qu'à moi qui vous le confie. C'est bien autre chose.
LEMOS
Oh i ché conçois qu'il y a in très-crand tifférence , et ché fous remercie , monsié Pinto , de tout ce que fous m'afez appris.
* PINTO
De- grâce, le silence le plus profond.... a Pinto, m'a dit
56 PINTO
le duc , le roi d'Espagne m'appelle , mes finances sont épuisées; va trouver Lemos, le plus riche, le plus considérable, le plus honnête négociant de Lisbonne, a-t-il ajouté; homme de probité qui a un crédit immense. »
LEMOS
Il a tit cela?
PINTO
En propres mots': « Va le trouver, parle-lui sans détour , et propose-lui , de trente mille ducats dont j'ai besoin, l'intérêt loyal qu'il exigera. »
LEMOS
Hélas ! mon cher Monsié, l'embarras où ché suis m'afflige extré-ment.
PINTO
Vous ne pouvez lui rendre ce service?
* LEMOS
La maison te Corée , mon associé , et la mienne sont à la tête t'ine foule innombrable bateliers et te manifactires ; nous tevons beaucoup , il faut payer ce matin on chasser les oufriers.