‹ Comédies historiquesChapitre 53 sur 260 · LA DUCHESSE, FLORA · texte numérisé non relu

LA DUCHESSE, FLORA

FLORA

Que de marques d'affections la vice-reine nous a données, Madame!

Oui , ma fille.

FLORA

Elle vous aime tendrement.

LA DUCHESSE

Les discours qu'elle me tenait n'en seraient pas la preuve. Apprends à te défier de ces faux dehors d'amitié. Ces paroles-là sont sur les lèvres , et partent rarement du

cœur.

74 PINTO

FLORA

La vilaine chose que de se haïr de la façon qu'on s'aime !

la iuj<;a]E«SE, à fart.

Il est nuit close , et Pinto n'arrive point.

FLORA.'

Qu'avez-vops, Madame? vous semblez inquiète...

LA DDCHBSSB.

Moi!... je n'ai rien.

FLORA

Vous êtes changée. . . t

LA DUCHESSE

Aucun sujet pourtant...

FLORA

Ah ! Madame , depuis une heure entière je vous examine , et votre agitation est si grande... Vous vous levez, vous marchez , puis vous vous rasseyez et vous levez encore. Cet ouvrage, vous l'avez vingt fois interrompu; alors vous regardez fixement, comme on regarde sans voir, qiundonpttnse. Parlezniioi ; quelles peines épnwvez-v®us, Madame, que je ne puisse partager? Ma jeunesse mfexcbtfcelle de la confiance d'une mère? Est-ce à moi , si les consolations vous sont utiles , que vous deve» fennec votre arae?

LA DUCHES8K.

O ma fille ! . . . puis-je ne pas être alarmée de Tordre qui éloigne votre père?

FLORA

Ce afasfc pas bu seule, eavse: de vos inquiétudes... Ce matin , quand il nous annonça sa résolution de partir

Page 1