‹ Comédies historiquesChapitre 70 sur 260 · ACTE III, SCÈNE XII · texte numérisé non relu

ACTE III, SCÈNE XII

LA DUCHESSE

Comment avez-vous pénétré le secret de ma demeure?

Par cette fenêtre. 11 ne m'importe plus de tous le cacher. Les perfides espérances que j'ai reçues de votre bouche ne me laissent que la honte d'une témérité dont je rougis.

LA DUCHESSE

Puis-je le croire? Sur la foi d'un entretien frivole, vous osez , chez moi..

LOPEZ

Après des engagemehs avec moi de regards et de paroles , vous recevez un autre. ...

LA DUCHESSE

Ma réputation est assez établie pour me défendre de vos injurieux discours.*

LOPEZ

De pareilles surprises la rendraient plus brillante , Madame. Mais quel était le mortel si heureux, si déguisé.... H y avait bien du mystère.... Fixez , je vous prie , l'incertitude de mes conjectures.... Ne m'obligez pas à courir consulter mes amis sur ce que j'en dois penser.

la duchesse à part.

O ciel ! . . . ( haut. ) Vous auriez l'horreur de répandre. . . .

LOPEZ

Dites-moi si cet homme que j'ai vu est un de mes rivaux ; ce qu'il est ; ou moi , je puis sans crime dire partout ce que 1 mgine.

la duchesse à part.

S'il allait faire découvrir ! . . . {haut. ) Ah ! Monsieur, quelle que soit votre coupable conduite , les apparences qui mac-

disent me ravissent le droit de m'en plaindre. Ne vous étonnez pas de ma confusion. Ecoutez-moi ; j'aime à vous croire honnête.

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