‹ Comédies: Le coucher de la mariée, Les hasards de l'escarpolette, L'arrivée de l'infante. Dessins de d'HurcellesChapitre 104 sur 139 · ACTE PREMIER, SCENE VIII · texte numérisé non relu

ACTE PREMIER, SCENE VIII

Ohé! sur ma parole, Laisse^ un bout cf épaule Enchanter nos regards, Et la brise qui vole Passer, joyeuse et folle, Dans vos cheveux épars.

[A la seconde reprise, Juana a paru sur le perron et s^est accoudée sur la balustrade.)

Juana, riant aux éclats quand le chanteur a fini.

Monseigneur, tournez-vous de mon côté, qu'on sache Si c'est vous qui chantez, ou celui qui se cache.

Le Prince, -piqué; il jette sa mandoline.

Au diable tout le monde 1 et vous, écoutez-moi, Railleuse impitoyable.

[Le Chanteur ramasse la mandoline du Prince et se sauve, ainsi que les valets. Juana rit aux éclats. Le Corrégidor et Pepe-Illo, accourus au bruit, se mettent aux écoutes.)

Le Corrégidor, à Pepe-Illo.

Eh! qu'en dis-tu?

Pepe-Illo, de même.

Ma foi, C'est drôle.

Le GoRRÉGiDOii, de même.

Va-t'en.

Pepe-Illo, de même

Non.

Le Prince, irrité, à Jiiaiia.

Ah ! c'en est trop, traîtresse !

Après tout ce qu'on fait pour vous charmer...

.luANA, railleuse.

Altesse, Vous êtes un grand prince. Hier soir, à mon coucher, Avec force flambeaux, vous vîntes roucouler La tendre sérénade; et voilà qu'à l'aurore, D'une aubade il vous faut me régaler encore 1 Monseigneur, vous avez, et je le dis bien haut, Troublé mon premier somme, et ce matin, trop tôt Vous m'éveillez.

Le Prince, furieux.

L'ingrate! Ah! j'en perdrai la tète.

JUANA

Un grand événement dans le pays s'apprête.

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