ACTE SECOND, SCENE VIII
Le Prince.
Ehl non!
Le Corrégidor.
En m'en allant, je traversais la place, Quand j'ai vu tout à coup venir à fond de train Un courrier qui hurlait « gare » sur son chemin. L'ayant suivi de l'œil, j'ai pu le voir descendre Devant votre palais. Que vient-il nous apprendre? L'arrivée, à coup sûr, de l'infante et du roi.
JuANA, railleuse.
Adieu votre beau rêve.
Le Prince, désespéré.
Ah! c'en est fait de moi!
L'infante, mon hymen, mon père, ma maîtresse.. Mais c'est un cauchemar que cette affaire !
Le Corrégidor.
Altesse, Vous ne pouvez songer à rester plus longtemps.
JuANA, à voix basse, au Prince.
Allez voir ce qu'il veut, chez moi je vous attends.
284 l'arrivée de l'infante.
Le Prince, de même, à Janiia.
J'y vole et je reviens. Quelle sotte nouvelle !
(Haut.)
Partons, corrégidor.
Le Corrégidor, bas, à Jiiana.
Sachez, ma toute belle, Que je viens de mentir épouvantablement.
JuANA, de même.
Revenez.
Le Corrégidor, de même.
Moi!
JuANA, de même.
Sans doute !
Le Corrégidor, de même.
Un rendez-vous, vraiment .'' Le Prince, dans le fond du théâtre.
Je vous attends, Pinglié!
Le Corrégidor.
Je vous suis, noble Altesse.