LA COMTESSE, ÉLIANE
La Comtesse, à part.
La baronne a dit vrai. C'est cela... je respire.
[Haut, à É liane.)
Enfant, tu te sens bien, n'est-ce pas.? Ton sourire Reparaît de nouveau. Mais je vois dans tes yeux Encore quelque émoi Qu'est-ce?
Eli.\ne.
Non, je suis mieux.
La Comtesse.
Cette fenêtre ouverte...
[Elle court la fermer rapidement et revient s'asseoir près de sa fille.)
Écoute, ma charmante, Te voilà devant moi pâle et toute tremblante. Ne me caches-tu rien? Réponds: souffrirais-tu?
Pourquoi vois-je ton front sur ta main abattu ? Puisqu'il en est ainsi, près de toi je demeure.
Eliane, se levant.
Ma mère, c'est fini. Quelle preuve meilleure Pourrais-je vous donner? regardez..,
[Elle lui sourit.)
Croyez-moi
La Comtessk, la pressa}it sur so>i cœur.
Non, car je veux rester à ton chevet.
Eliane.
Pourquoi?
La Comtesse.
Tu refuses ?
Eliane, lui présentant son front à baiser.
Merci.
La Comtesse, après avoir hésité.
Tu veux que je te laisse? Je n'y puis consentir que si j'ai ta promesse, Ton mal te reprenant, de me faire aussitôt Avertir. Est-ce dit?