‹ Comédies: Le coucher de la mariée, Les hasards de l'escarpolette, L'arrivée de l'infante. Dessins de d'HurcellesChapitre 34 sur 139 · SCÈNE DEUXIÈME · texte numérisé non relu

SCÈNE DEUXIÈME

Que l'on sût au plus tôt son sentiment secret. Si je raisonne bien, le danger qui s'apprête Vient du jeune baron qui lui tourne la tête.

(// hausse les épaules.)

Un enfant! Songeons-y.

(// s^assied sur un banc devant le pavillon et réfléchit.)

Claudine.

Dis-moi, Mérault, a-t-on Enfin fixé le jour de tes noces?

MÉRAULT

Mais non, Toinon n'en parle plus et se montre rebelle.

Claudine.

Pure coquetterie 1 Amène-moi la belle, Je veux lui faire un don qui la décidera.

MÉRAULT

Vraiment! que de bonté !

Claudine.

Mon mari le payera.

b4 LES HASARDS DE L ESCARPOLETTE,

Le Bailli, toujours assis sur son banc et à part.

Il est sûr que j'ai fait une grande folie

En prenant, étant vieux, femme jeune et jolie.

Mais Claudine est mon bien et je le défendrai

[Le vent soulère le bas de la jupe de Claudine.)

Hcinl quelle jambe fine! — Oui, je suis dans le vrai,

Et certain flair me dit que le baron Marsile

La trouble. C'est honteux!" à peine est-il nubile!

Ce soupçon jette en moi plus d'un étonnement;

Aussi suis-je conduit à ce rapprochement,

Que ma femme toujours aima les prunes vertes!

Grave !

Claudine.

Holà ! monsieur, dormez-vous ?

Le Bailli. (7/ se lève en sursaut.)

l\Ioi,noncertes!

[A part et vivement.)

En semblable occurrence, il faut mettre à l'abri. Chacun en conviendra, mon honneur de mari. Prévenons la baronne. Elle saura, j'espère, Aux ardeurs de son fils mettre un frein salutaire.

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