‹ Comédies: Le coucher de la mariée, Les hasards de l'escarpolette, L'arrivée de l'infante. Dessins de d'HurcellesChapitre 40 sur 139 · SCÈNE TROISIÈME. y · texte numérisé non relu

SCÈNE TROISIÈME. y

Claudine.

Vous aime-t-elle ?

Marsile, hésitant.

Oh ' non.

Claudine.

Pauvre petit ami.

La voyez-vous souvent?

Marsile.

De temps en temps, madame.

Claudine.

Lui parlez-vous aussi?

Marsile.

Quelquefois. Et mon âme, Sur mes lèvres en feu, s'arrête en bégayant. Mon être tout entier frémit en la voyant ! De ce que je ressens je ne puis lui rien dire, J'hésite, je rougis, je souffre un saint martyre, Et confus, à ses pieds, une invincible loi, Quand il me faut partir, m'attache malgré moi.

■jb LES HASARDS DE L ESCARPOLETTE

Claudine, émue.

Je vous plains et comprends ce manque de courage.

(Après un silence, elle prend une fleur à son corsage.^

Aussi que cette tieur^ mon ami, soit le gage De la part que je prends à votre cher ennui.

{A part.)

Se peuL-il qu'à mon tour je tremble comme lui!

Marsiliî, avec passion.

Viens, ô charmante fleur qui daignes me sourire, Du secret de mon cœur je veux ici t'instruire ! Écoute et comprends bien : celle que j'aime, hélas! Ignore mon tourment. Ah! ne pourrais-tu pas Avec ce doux baiser le lui dire toi-même?

{Il la porte à ses lèvres.)

Claudine, profondctncnt émue.

Rendez-n oi cette fleur.

[Elle la baise à son tour.)

Elle me dit : Je t'aime!

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