CLAUDINE, PUIS MARSILE
Claudine, seule.
O nuit calme et sereine, Sois propice à mes vœux ! Je me soutiens à peine.. Ce que je fais est mal, je le sens, je le vois. Pourrai-je sans pâlir entendre ici sa voix ? Il va venir... partons. Et d'ailleurs que lui dire? Si j'allais m'enivrer de son charmant sourire!
[Elle fait quelques pas pour sortir.)
C'est en vain! Malgré moi je reste, et dans mon cœur Un invincible élan me convie au bonheur.
(Rêveuse.)
Quel charme en ce moment dans la nature entière! Que cette solitude est pleine de mystère !
[Elle se dirige vers le pavillon.)
Marsile est un enfant, qu'ai-je à craindre de lui?
l32 LES HASARDS DE 1 'eSC ARPO LETTE.
M'aime-t-il, seulement? Ses regards disent : Oui...
{Elle est auprès du pavillon.) Ma main en frémissant s'arrête à cette porte ..
{Elle V ouvre.) Dois-je rester ou fuir?
[Délibérément.]
Je serai la plus forte.
[Elle entre et se met à la fenêtre du pavillon.)
Marsile. (// vient en courant.)
Magnus est distancé, non sans peine. Anxieux, Sur l'avis de Toinon, je reviens en ces lieux.
Claudine, à la fenêtre, et à part.
Quelqu'un! Serait-ce lui?
Marsii.f.
Cette place est déserte; Voici le pavillon... la porte est entr'ouvertc. Pourquoi ce rendez-vous? En approchant du seuil,