SCÈNE Q^UINZIÈME. Jij
Le Bailli, à mi-voix.
On chuchote par là.
(// se lève )
Serais-je sur leur trace?
(// se met aux écoutes dans le fond.)
Claudine.
Allons, retirons-nous.
Marsile.
Quoi, sitôt?
Claudine.
Le temps passe.
Marsile, avec ravissement.
O tiède volupté, nuit calme, ciel d'azur, Prolongez les instants d'un transport aussi pur. Balancez vos rameaux sur nous, chênes antiques; Dans les roseaux chantez, brises mélancoliques; ' Sortez du sein des fleurs, doux parfum du printemps, Nos coeurs sont l'un à l'autre, et nous avons vingt ans !
Claudine, lui tendant les bras.
O radieux enfant, que je t'aime!
Marsile, Vattirant à lui.
O Claudine !
Le Baîlli, se rapprochant du pavillon.
Un soupir !
Marsile.
Des sanglots oppressent ta poitrine Tu souffres ?
Claudine.
C'est la joie.
Marsile.
O Dieu, puissent tes pleurs De ma lèvre brûlante apaiser les ardeurs!
(// l'embrasse,)
Le Bailli.
Un baiser, maintenant! D'où part ce bruit étrange:
[Eclatant.) Ah! dans ce pavillon..