‹ Comédies & proverbes, Volume 1Chapitre 151 sur 238 · SCÈNE PREMIÈRE · texte numérisé non relu

SCÈNE PREMIÈRE

Un jardin.

Entrent MAITRE BLAZIUS ET PERDIGAN,

MAITRE BLAZIUS

Seigneur, votre père est au désespoir.

t'k2 ON NE BADINE PAS AVEC L*AMOUR.

PERDICAN

Pourquoi cela?

MAITRE BLAZIUS

Vous n'ignorez pas qu'il avait formé le projet de vous unir à votre cousine Camille ?

PERBIGAN.

Eh bien? — Je ne demande pas mieux.

MAITRE BLAZIUS

Cependant le baron croit remarquer que vos carao tères ne s'accordent pas.

PERDICAN

Gela est malheureux; je ne puis refaire le mien.

MAITRE BLAZIUS

Rendrez-vous par là ce mariage impossible?

PERDICAN

Je vous répète que je ne demande pas mieux que d'épouser Camille. Allez trouver le baroii et dites-lui cela.

MAITRE BLAZIUS

Seigneur, je me retire : voilà votre cousine qui vient de ce côté.

Il sort. — Entre Camille.

PERDICAN

Déjà levée, cousine? J'en suis toujours pour ce que le t'ai dit hier ; tu es jolie comme un cœur.

CAMILLE

Parlons sérieusement, Perdican; votre père veut nous marier. Je ne sais ce que vous en pensez ; mais je crois bien faire en vous prévenant que mon parti cet pris là-dessus.

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