‹ Comédies & proverbes, Volume 1Chapitre 167 sur 238 · ACTE III, SCÈNE I · texte numérisé non relu

ACTE III, SCÈNE I

bélître, maître Blazius. Mes valets vous voient entrer furtivement dans rofiice et quand vous êtes convaincu d'avoir volé mes bouteilles de la manière la plus pitoyable, vous croj^ez vous justifier en accusant ma nièce d'une correspondance secrète.

MAITRE BLAZIUS

Mais, monseigneur, veuillez vous rappeler...

LE BARON

Sortez; monsieur l'abbé, et ne reparaissez jamais devant* moi; il est déraisonnable d'agir comme vous le faites, et ma gravité m'oblige à ne vous pardonner do ma vie.

Il sort; maître Blazius le suit. Entre Perdlcan. PERDICAN.

Je vpudrais bien savoir si je suis amoureux. D'un côté, cette manière d'interroger tant soit peu cavalière, pour une fille de dix-huit ans ; d'un autre, les idées que ces nonnes lui ont fourrées dans la tête auront de la peine à se corriger. De plus, elle doit partir aujourd'hui. Diable ! je l'aime, cela est sûr. Après tout, qui sait? peut-être elle répétait une leçon, et d'ailleurs il est clair qu'elle ne se soucie pas de moi. D'une autre part, elle a beau être jolie, cela n'empêche pas qu'elle n'ait des manières beaucoup trop décidées, et un ton trop brusque. Je n'ai qu'à n'y plus penser ; il est clair que je rie l'aime pas. Gela est certain qu'elle est jolie ; mais pourquoi cette conversation d'hier ne veut-elle pas. me sortir de la tête? En vérité j'ai passé la nuit à radoter. Où vais-je donc ? — Ah I je vais au village. U son.

■■ '^'ni

268 ON NB BADINE PAS AVEC L'AMOUB.

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