ACTE m, SCÈNE VIII. 2tt
PERDIGAN.
Chère créature, tu es à moîl
Il l'embrasse ; on entend un grand cri derrière l'antel. CAMILLE.
C*est la voix de ma sœur de lait.
Comment est-elle ici? Je Tavais laissée dans l'escalier, lorsque tu m'as fait rappeler. Il faut donc qu'elle m'ait suivi sans que je m'en sois aperçu.
CAMILLE
Entrons dans cette galerie ; c'est là qu'on a crié.
PERDICAN
Je ne sais ce que j'éprouve; il me semble que mes mains sont couvertes de sang.
CAMTUF.
La pauvre enfant nous a sans doute épiés ; elle s'est encore évanouie; viens, portons-lui secours; hélas l tout cela ast cruel.
PERDICAN
Non, en vérité, je n'entrerai pas ; je sens un firoid mortel qui me paralyse. Vas-y, Camille, et tâche de la ramener.
Camille sort.
Je vous en supplie, mon Dieu I ne faites pas de moi un meurtrier ! Vous voyez ce qui se passe ; nous sommes deux enfants insensés, et nous avons joué avec la vie et la mort; mais notre cœur est pur; ne tuez pas Rosette, Dieu juste I Je lui trouverai un mari, je réparerai ma faute ; elle est jeune, elle sera heureuse ; ne
faites pas cela, 6 Dieu I vous pouvez bénir encore quatre de vos enfants. Eh bien! Camille, qu*y a-t-il? Camille rentre.
CAMILLE
Elle est morte. Adieu, Perdican ;
BARBERINE
eoVÉDIE KM TB0I8 ACTES
PERSONNAGES
BÉATRIX D'ARAGON, reino de Hongrie.
LE COMTE ULRIG, gentilhomme bohémien.
ASTOLPHE DE ROSËMBERG, jeune baron honjroia LE CHEVALIER ULADISLAS, cheTalier deforiuno.
POLAGCO, marchand ambulant.
BARBERINE, femme d'Ulric.
KALEKAIRI, jeune suiTante turque.
G0UETI8AN8, etc.
Ia scène est «n Hongrie.