‹ Comédies & proverbes, Volume 1Chapitre 92 sur 238 · SCÈNE II · texte numérisé non relu

SCÈNE II

(jne aatre rue.

CŒLIO, GIUTA.

CIUTA

Seigneur Cœlio, défiez-vous d'Octave. Ne vous a-t-îl pas dit que la belle Marianne lui avait fermé sa porte ?

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GGELIO.

A.ssurément. — Pourquoi m'en défleraî&-je?

CIUTA

Tout à rheure, en passant dans sa rue, je l'ai vu en «conversation avec elle sous une tonnelle couverte.

COELIO

Qu'y a-t-il d'étonnant à cela ? Il aura épié ses démafches et saisi un moment favorable pour lui parler de moi.

CIUTA

J'entends qu'ils se parlaient amicalement et comme des gens qui sont de bon accord ensemble.

GŒLIO.

En es-tu sûre, Giuta ? Alors je suis le plus heureux des hommes ; il aura plaidé ma cause avec chaleur.

CIUTA

Puisse le ciel vous favoriser !

Elle sort.

COELIO

Ah ! que je fasse né dans le temps des tournois et des batailles ! Qu'il m'eût été permis de porter les couleurs de Marianne et de les teindre de mon sang ! Qu'on m'eût donné un rival à combattre, une armée entière à défier! Que le sacrifice de ma vie eût pu lui être utile ! Je sais agir, mais je ne puis parler. Ma langue ne sert point mon cœur, et je mourrai sans m'ôtre fait comprendre, comme un muet dans une prison.

Il sort.

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