SCENE Vlil
LE ^IIMSTRK , KPAMIXOXDAS.
i.R AiiMSiRK, sonnant. — En vérité, ma lanlo Aurore pst folle. (À l'huissier.) Faites entrer M. tle (]lerville. (L'huissier sort.) Enfin, voilà loujours, f^rùce à celte place, ma diablesse de Félicité casée ; maintenant je m'en lave les mains ; qne l'épouseur s'arrange de cet opiniâtre et indécrottable petit caractère-là. Je lui soubaite bien du plaisir... [Kpominondas entre. Le ministre, allant à lui, le prend par la main y et lui dit à l'oreille en l emmenant rrrs la table où est le contrat et l'ordonnance.) Allons donc, monsieur le conseiller.
kpa:mi\o\das, faisant un signe de resjjectueux rtonnement. — Ah! monsieur le ministre, mon bienfaiteur! comment jamais reconnaître...
i,K AMMSTRK, arec un èpanchement rempli de dignité et de bonté paternelle. — En rendant heureuse l'intéressante orpheline dont je vous confie le sort, mon ami, en vous vouant au bonheur de ma Félicite. Hélas ! c'est une pauvre fleur, une timide enfant qui vous attend pour sourire à la vie et éprouver l'émotion des plus tendres sentiments... Ah! mon ami... je vous confie mon trésor le plus précieux (embras-
LE JL'OE. 97
saut EpaminonUas avec effusioti}, parce que je sais combien vous en êtes digne.
ÉPA.MixoxDAS. — Ah ! monsieur , elle sera sacrée pour moi.
LE MINISTRE. — A demain donc l'ordonnance et dans un mois le contrat ; vous avez ma parole comme j'ai la vôtre.