SCÈNE II
VÉNUS
Je le veux.
D'être méchant.
MERCURE
Et moi non. A mon tour
VÉNUS
C'est pour la jeune Iris ?
MERCURE
Non.
Pour
VENUS
Phébus-le-Blond?
MERCURE
Non.
VÉNUS
Pour Mars?
MERCURE
Non.
VÉNUS
Pour Terpsichore ?
Dis-moi ce que c'est !
Non.
MERCURE
Rien du tout.
VÉNUS
Mais encore ?
MERCURE
Je ne t'écoute plus. Autant je t'admirai, Autant mon juste orgueil se doit...
Dis-le.
VÉNUS
Je t'aimerai I
MERCURE
Belle promesse, et vraie, et sérieuse 1
VÉNUS, frappant du pied.
Tu le diras, ou bien...
MERCURE, à part.
Tiens 1 tiens I tiens I Curieuse !
Elle est prise.
Haut.
L'objet qu'enferme ce réseau Ne vaut pas, à bien dire, une plume d'oiseau Qui s'en va dans la brume avec le vent d'orage ; Pourtant, je ne puis pas te l'offrir, dont j'enrage I Et j'aime mieux m'en fuir au ciel aérien Que d'oser, par malheur, te refuser — ce rien I
VÉNUS
Montre-le-moi, — ce rien!
VENDS
Je t'en p Je ne puis.
J'ai regret de ma coquetterie.
Tais-toi, «ueliel
On ment parfois, lorsqu'on dit m
JUS, regardant itjtairant la pommt, qa'tllt ad'ahirj
Le beau fruit 1 Qjiel parfum I On le nomn
MERCURE
C'est une pomme.
VÉNUS| avec une grâce enfantine.
Le joli fruit I Le nom charmant! Donne-la-moi, Amil
MERCURE) retenant la pomme.
Si je veux pour jamais fâcher le roi De rOlympe, ce Dieu qui jamais ne difiere  nous punir, je n'ai pas autre chose à faire. Il saurait se venger par quelque affreux tourment !
VÉNUS
Eh bien, prête-la-moi.
Mercure fait un geste de dénégation.
Pour un petit moment !
Permets du moins que seule, à mon aise, j'admire Sa couleur de rubis et son parfum de myrrhe.
MERCURE
Oh I comme devant toi mon amour ébloui Est faible I
VÉNUS
N'est-ce pas que tu veux bien ? Dis oui I
MERCURE
Je vais y réfléchir.
A part, tandis que Vénus suit ses mouvements d'un regard inquiet.
Au fait, laisser la pomme En ses mains? Pourquoi pas? Toute femme se nomme