‹ Comédies (volume 2)Chapitre 125 sur 182 · SCÈNE IV · texte numérisé non relu

SCÈNE IV

"Bar hasaràf il baisse les yeux vers la terre, et aperçoit tout à coup les pépins de la pomme que Vénus y a jetés, — Avec la joie du triomphe.

Dieu! ces pépins qu'elle a jetés à terre I Elle a croqué la pomme 1

Haut, d'un ton patelin»

Oh I Cypris, n'y va pas.

C'est inutile,

VÉNUS

Mais...

MERCURE

Êpargne-toi des pas Superflus.

VÉNUS

Je veux voir où l'on aura pu mettre Cette pomme I

MERCURE, ramassant par terre les pépins de la pomme et les montrant à Vénus.

Voilà qui pourra te permettre De ne pas la chercher dans l'herbe, — ou sous les pins !

VÉNUS, confondue.

Ahl

MERCURE

Vois-tu ?

VENUS, faisant semblant de ru pas savoir ce dont il s'agit.

Qu'est cela?

MERCURE

Les pépins.

VÉNUS

Les pépins!

MERCURE

Eux-mêmes. — Si la pomme à Junon adjugée

Ne se trouve pas, c'est...

Eh bien ?

VENUS

C'est?...

MERCURE

Que tu l'as mangée !

VÉNUS, tranq u illement.

MERCURE

Comment ? Eh bien ! — Sais-tu que pour avoir Devant tes yeux de flamme oublié mon devoir.

Je puis être exilé dès demain, dans des sites Fort tristes, par delà l'univers, chez les Scythes! Il se peut que, malgré mes soupirs éloquents. Je sois, comme Vulcain, jeté sous des volcans, Ou que, m'assimilant à Phébus, on m'admette A garder les moutons comme lui, chez Admète !

VÉNUS

Oh 1 pauvre Mercure 1

MERCURE

Oui, pauvre Mercure ! — Mais

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