SCÈNE VIII
Qu'on se jette de main en main comme un ballot? Vous n*y voyez pas clair : prenez votre falot. Tant de beaux sentiments à mettre en étiquettes I Suis-je un volant? peut-être, et vous les deux raquettes ?
A Ltandre, d part, dans un coin.
Épouse-moi, Léandre, et quitte le tripot.
Mon père est... non pas est, mais a dans un vieux pot Des boisseaux de ducats enfouis sous la terre Au fond de son jardin. Tu sauras le mystère.
Je tiens les bons endroits.
LÉANDRE, la regardant amoureusement.
Je les connais aussi,
Cher amour I
COLOMBINE, à Orgon.
Il consent, et tout est éclairci.
ORGON
C'est fort bien, j'applaudis à ce rapatriage. Rien n'est moral au fond comme le mariage
A part.
Forcé.
COLOMBINE
Chacun après des temps plus ou moins longs Se trouve enfin...
LÉANDRE, avec un soupir.
Heureux 1
ORGON, à Léandre, prophétiquement.
Tu le seras !
Montrant sa maison.
Allons Célébrer là dedans cet aimable hyménée.
COLOMBINE, au public.
Mesdames et Messieurs, la pièce est terminée. Lorsque la Muse agite avec des rires clairs La Rime, cette épée aux magiques éclairs, Et qu'elle vient à vous le front taché de lie, Ruisselante de pampre et vêtue en Folie, SoufFrez-lui sa gaieté, même en de tels excès. Car son rire immortel est le bon sens français.
COMÉDIE EN QUATRE ACTES Écrite et pablice en février-mars 1870
Toutes les passions s'éloignent avec l'âge, L'une emportant son MAsauE et l'autre son couteau, Comme un essaim chantant d'histrions en voyage Dont le groupe décroît derrière le coteau.
P'icior Hugo. — La Tristesse d'Olympio.
LES ^ACTEUliS ^
Florise.
Alexandre Hardy.
Le comte Olivier D'Atys.
Célidée.
Rosidor.
Sylvain.
Amarante.
Lucinde.
Guillemette.
La seine se passe dans les environs de Blots, au château d'Atys, en 1600.