Acte II, scène III. iS
GUILLEMETTE, à Py manie.
Laissez-moi. J'aime le clair de lune.
Bourrant Jodelei à la façon des amoureux de village. Hé, mon galant !
JODELET, ravi, mais presque étourdi du coup. Ciel!
GUILtEMETTE, de même.
Hé, mon amoureux !
Stupéfaite de ce que fodelet ne lui rend pas la pareille.
Eh bien?
JODEtET, à part.
Félicité suave !
GUI LLEMETTE.
11 ne me répond rien !
PYMANTE, à Guillemelte.
Veux-tu me caresser? Tu verras, moi j'enlève Un bœuf.
GOl LLEMETTE.
Non, je vous dis.
Bourrant Jodelet.
Hé!
JODELET
Quel bonheur ! Je crève.
cuitLEMETTE, de même.
Hé, cajoleur!
iS6 Florise.
P YMANTE.
Du coup, je pense que tu Tas Déraciné
JOD E LET
Je suis heureux. Mais je suis las !
CUILLEMETT E, bourrant encore Jodelet, puis s'enfuyant.
Enjôleur !
p y M A N T E, à Guillemctte.
Tu nous fuis ?
CUILLEMETT E, riant.
Oui.
JODELET, enchanté, mais Irisé.
Mon regard s'embrouille !
Tendant les hras vers Guilleuiette.
Guillemette !
PYMANTE, à Guillemette.
OÙ vas-tu, dis ?
GUILLEMETTE, s'enfuyant.
Filer ma quenouille !
Py mante et Jodelet sortent, en courant, à la poursuite de Guillemette. — Hardy, Amarante et Lucinde continuent alors, de façon à être entendus du spectateur, la conversation commencée, à laquelle Rosidor, toujours drapé dans sa dédaigneuse indifférence, ne prend plus aucune part.