Acte I, scène V
E R O s j admirant Glaucc.
O doux charmes!
GLAUCÉ.
Puisque tu n'es ému de rien, ni de mes larmes, —
r cœur
GLAUCÉ.
Ni de mes longs ennuis, Ni des sanglots jetés à l'haleine des nuits, Ni de ma douleur...
A ce moment, les feuilles des arbres voisins s'agitent; Glaticé épouvantée se rapproche d'Eros.
Dieux ! ce bruit dans la ramure !
Entends-tu?
ÉROS
Ce n'est rien. C'est le vent qui murmure.
GLAUCÉ.
Non, c'est un pas jaloux. Fuis, je t'aime!
ÉROS, tendrement.
Redis Ces deux mots qui m'ont fait voir les cieux interdits ! Éros et Glaucé parlent bas. Entre Diane, guidée par Gniphon, dont le méchant visage rayonne de plaisir.
GLAUCÉ, à Éros.
Hylas, je t'aime, cède à mon angoisse amère.
Éros, à part.
Ce sont eux.
Il donne à Glaucé un baiser bruyant, qui est entendu par Gniphon et par Diane.
Diane au bois.
à Diane, qui hésite à les regarder.
Les vois-tu, Déesse?
E ROS , levant les yeux au ciel.
A moi, ma mère !
Un myrte fleuri, courbé vers la terre relève ses rameaux et cache enticrement Eros. Au moment où Diane suit l'indication de Gniphon, Glaucê est rouge, confuse, tremblante, mais seule.