‹ Comédies (volume 3)Chapitre 157 sur 229 · Scène IV · texte numérisé non relu

Scène IV

Plus que la vérité !

MERCURE

Laisse que je te jure...

VÉNUS

Rien.

Montrant la fontaine jaillissante.

Au bruit de cette onde heureuse qui murmure J'y veux rêver tout bas, seule sous le ciel bleu, Sans que rien ne se mêle à ma pensée.

Tendrement.

Adieu.

MERCURE, à part.

Adieu, tout bonnement, sans plus d'affaire 1 En somme Tout ce phébus tendait à m'esquiver la pomme 1 Nous verrons.

Haut.

Laisse-moi baiser ces petits doigts De lys !

VÉNUS

Mercure, non! Je ne sais si je dois...

MERCURE

Tu le dois.

VÉNUS, se levant et s' éloignant tout à fait ^

de Mercure.

Non. Plus tard. Ma beauté qu'on renomme

Redoute son vainqueur!

MERCURE, très-froidement.

C'est juste. Alors,

250 La Pomme.

Tendant sa tnain.

Ma pomme?

VÉNUS

Hein? Quoi?

A part.

Nous y voici!

MERCURE

Ma pomme.

VÉNUS

On ne m'aima Jamais plus tendrement, pourtant je tremble.

MERCURE

Ma Pomme!

VÉNUS

Tu sais, ami, le jour qu'on nous délaisse, C'est nous, nous qui pleurons un moment de faiblesse! Quitte-moi. J'ai besoin du calme bienfaisant. Un jour, — quand je serai plus forte qu'à présent, — Nous nous retrouverons tous deux assis là!

MERCURE, s'' as seyant sur le Ut de repos et attirant Vénus près de lui.

Comme

Nous y voici.

Tendant la main.

Rends-moi ma pomme.

VÉNUS, feignant Vétonnement.

Quelle pomme?

MERCURE

r.a'pomme qu'admiraient tes regards curieux,

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