‹ Comédies (volume 3)Chapitre 159 sur 229 · Scène IV · texte numérisé non relu

Scène IV

De ne pas la chercher dans l'herbe,— ou sous les pins!

VÉNUS, confondue.

Ah!

Vois-tu ?

VÉNUS, faisant semblant de ne pas savoir ce dont il 'agit.

Qu'est cela?

MERCURE

Les pépins.

VÉNUS

Les pépins

MERCURE

Eux-mêmes. — Si la pomme à Junon adjugée Ne se trouve pas, c'est...

V ENUS.

C'est?.

MERCURE

Que

tu r

as

mangée I

É N u S, traulluiUement.

Eh bien? •

MERCURE

Comment? Eh bien ! — Sais-tu que pour avoir Devant tes yeux de flamme oublié mon devoir, Je puis être exilé dès demain, dans des sites Fort tristes, par delà l'univers, chez les Scythes!

La Po77i m e.

Il se peut que, malgré mes soupirs éloquents, Je sois, comme Vulcain, jeté sous des volcans, Ou que, m'assimilant à Phébus, on m'admette A garder les moutons comme lui, chez Admète!

VÉNUS

Oh ! pauvre Mercure!

MERCURE

Oui, pauvre Mercure ! — Mais Aussi, pauvre Vénus! Écoute, je t'aimais. C'est vrai ; mais ne crois pas que seul, sous des cieux morm Je m'exile. Après tout, la clémence a des bornes.

VÉNUS

Comment?

MERCURE

C'est assez clair. Tu m'as fait un serment Terrible, par le Styx, et nécessairement Tu prendras la moitié du châtiment. L'espace Devant nous est ouvert.

VÉNUS

Non, grâce!

M ERG U RE.

Pas de grâce.

Ah! tu manges ainsi nos pommes. Tu me fais Exiler pour payer le prix de tes forfaits. Et tu crois que je vais partir avec ma flûte. Calme et gai, sans vouloir t'entraîner dans ma chute. La Scythie, où les froids sont fort invétérés,

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