‹ Comédies (volume 3)Chapitre 18 sur 229 · SCÈNE VII · texte numérisé non relu

SCÈNE VII

GNIPHON, puis KROS.

GNIPHON, avec un soupir.

Elle s'eutuit, pareille à l'aube matinale !

Envoyant des baisers à Glaucé.

Adieu !

Détachant sa flûte.

Si j'essayais les chansons du Ménalc?

Non. La Déesse aux pieds d'argent, en vérité, M'a traité comme un sot. Je l'ai bien mérité. Mais par où ce larron d'Amour a-t-il su prendre La fuite? Il était là. Je n'y puis rien comprendre, A moins qu'il n'ait trouvé les ailes d'un oiseau, Ou disparu sous les gazons comme un ruisseau,

Montrant h' in\rt,- nui a diiohé I:r.<t ,ni\: vr-ranls ih Diane.

a8 Diane au bois.

Car il n'est pas entré dans ce myrte, peut-être ! Les branches du myrte s'écartent et laissent voir

Si fait

GNIPHON.

Te voilà donc, enchanteur?

Êa.OS ys'avançant vers Gniphon.

Oui, mon maître

GNIPHON.

Eh bien, tu l'as pu voir, ces bocages sont pleins De surprises! Ris donc un peu.

ÉROS

Que je te plains D'être méchant! Tu peux être méchant! toi l'hôte De la grande forêt charmante!

GNIPHON, avec accablement.

Est-ce ma faute?

ÉROS

Comment?

GNIPHON.

Vois-tu, j'ai trop souffert.

ÉROS

Quelque devin Dit-il qu'en Thessalie on manquera de vin? Et le Dieu qui sourit sous la peau de panthère A-t-il quitté ces monts?

GNIPHON.

Laissons-là le mystère!

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