‹ Comédies (volume 3)Chapitre 189 sur 229 · Acte II, scène II · texte numérisé non relu

Acte II, scène II

Car ta sagesse est grande et tu lis dans les cœurs. Ton secours nous allège et nous peut êtreutile, —

DIOMÈ DE.

Mais surtout nous venons ici chercher Achille î

LYCOMÊD E.

Oui, je sais qu'il vous faut, par un destin jaloux, Trouver ce jeune chef. Mais pourquoi croyez-vous Qu'il soit ici?

D I O M È D E , vivement.

Par un pressentiment...

t YCOMÈD E.

Sans cause, A coup siîr!

D I o M È D E , las à Ulysse.

Le vieillard rusé sait quelque chose.

CLVSS E.

On dit qu'il a quitté les monts Thessaliens.

DI o MÈ DE.

Quelle hospitalité le ravit?

ULYSSE

Quels liens L'enchaînent ?

D I o M È D E , à Lycomède.

On l'a vu sur cette mer Egée Où rit ton île en fleur dans les flots verts plongée.

300 De'idamia.

ULYSS E.

Est-il à Sciathos qui produit le doux vin?

DIOM ÈD E.

Dans Cythère, vouée à son culte divin?

ULYSSE

Dans la blonde Eurétrie aux retraites ombreuses?

DIOMÈDE

Ou bien dans Myrtos?

LYCOMÈDE, à Dtomède.

Roi, les îles sont nombreuses !

DIOMÈDE

Nous trouverons, parmi leurs flots échevelés, Cet enfant!

Cherchez-le, puisque vous le voulez.

S'il plaît aux Immortels, dont la puissante race Vit sur l'Olympe, alors vous trouverez sa trace. Mais comme cependant tout est facile aux Dieux, S'il leur plaît d'aveugler votre esprit et vos yeux. Vous pourrez voir Achille et ne pas le connaître.

DIOMÈDE, basa Ulysse.

Eh bien ! devines-tu la ruse de ce traître? ULYSSE, bas à Diomède.

Patience !

Mon or, mes guerriers et mes nefs

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