SCENE III
s C A P I N, N É R I N E, d'abord cachée.
se AP I N.
Tout va des mieux. La mer est douce comme un lac
Et m'appelle. Faisons disparaître le sac,
Mon complice, et je suis aussi blanc que la neige.
N É R I N E, cachée.
Nous verrons bien.
s c A p I N, appuyant.
Un lys, une colombe.
Cherchant, avec une profonde indifférence. N'ai-je
Rien oublié'
N É R I N E, cachée.
Si fait,
Tout succède à mes voeux.
Je pars, je sens déjà passer dans mes cheveux Le souffle frais et pur de la brise marine !
Avec le même accent que la première fois. N'ai-je rien oublié?
Comme un homme qui se rappelle tout à coup une chose profondément oubliée.
Si ! d'épouser Nérine.
3++ Les Fourberies de Nérine.
N É R I N E, cachée.
C'est heureux.
SCAPIN, avec un dé lâche ment plein de faluilè. Bah!
Avec bonhomie.
Pourquoi se marier?
NÉRINE, cachée.
Pendard !
se A PIN.
Dans les yeux de Nérine Amour cache son dard. Ses cheveux d'or, couleur de flamme et de comète, Sont doux comme le miel blondissant de l'Hymette !
NÉRINE, cachée.
Oui!
SCAPIN, avec fatuité.
Mais d'autres désirs occupent mon cerveau.
NÉRINE, cachée, avec colère.
Ah!
SCAPI N.
Chaque jour au gré d'un caprice nouveau, Ailé comme l'espoir et charmant comme un rêve, Sur le pommier fatal renaît la pomme d'Eve : Or, je veux la croquer jusqu'au dernier pépin! Nérine n'aura rien, tant pis.
NÉRINE, se montrant tout à coup et abordant Scapin, Bonjour, Scapin.