Diane au bois
GNI PHON.
Elles venaient pour toi, c'est vrai. Tu le savais ! Ah ! c'est bien ! Je m'en veux d'avoir été mauvais, Et je redeviens bon, sans crainte de rechute ! Ami, pardonne-moi. Je t'aime.
Détachant la flûte qu'il porte au cou et la tendant à Éros.
Prends ma flûte.
ÉROS
Merci. J'en ravirai l'écho, ce doux moqueur.
// prend la flûte que lui tend Gniphon, et l'attache â son cou.
GNIPHON, à part, avec étonnement et regret. Il la prend !
Mais dis-moi, Satyre, amant vainqueur, Entend-on par le bois soupirer tes victimes? Que me contait la brise, et qu'as-tu fait? GNIPHON, tragiquement.
Des crimes.
Je règne. Ces enfants m'aiment.
ÉROS
Toutes les deux?
GNIPHON.
Toutes les deux, ami. Que veux-tu, c'est hideux. Je brave les serments, les lois, les mœurs, l'usage : La faute en csl aux Dieux qui m'ont fait ce visage !
ÉROS
Entre elles deux, choisis; ne trouble pas deux coeurs.