‹ Comédies (volume 3)Chapitre 29 sur 229 · Diane au bois · texte numérisé non relu

Diane au bois

GNI PHON.

Elles venaient pour toi, c'est vrai. Tu le savais ! Ah ! c'est bien ! Je m'en veux d'avoir été mauvais, Et je redeviens bon, sans crainte de rechute ! Ami, pardonne-moi. Je t'aime.

Détachant la flûte qu'il porte au cou et la tendant à Éros.

Prends ma flûte.

ÉROS

Merci. J'en ravirai l'écho, ce doux moqueur.

// prend la flûte que lui tend Gniphon, et l'attache â son cou.

GNIPHON, à part, avec étonnement et regret. Il la prend !

Mais dis-moi, Satyre, amant vainqueur, Entend-on par le bois soupirer tes victimes? Que me contait la brise, et qu'as-tu fait? GNIPHON, tragiquement.

Des crimes.

Je règne. Ces enfants m'aiment.

ÉROS

Toutes les deux?

GNIPHON.

Toutes les deux, ami. Que veux-tu, c'est hideux. Je brave les serments, les lois, les mœurs, l'usage : La faute en csl aux Dieux qui m'ont fait ce visage !

ÉROS

Entre elles deux, choisis; ne trouble pas deux coeurs.

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