‹ Comédies (volume 3)Chapitre 49 sur 229 · LÉANDRE, COLOMBINE · texte numérisé non relu

LÉANDRE, COLOMBINE

COLOtUBlSEy paraissant sur le balcon.

Mon Dieu!

D'où vient tout ce vacarme ?

LEANDRE, continuant à crier.

Au feu !

COLOMBINE, apercevant Léandre.

C'est toi, Léandre!

Quoi! tu n'es pas grillé, brûlé, réduit en cendre! Mais s'il te plaît, où donc est le feu ?

LÉANDRE

Dans mon cœur!

Il est bien dans tes yeux! Oui, son foyer vainqueur De tes prunelles d'or a passé dans mes veines. Pour calmer sa fureur mes forces furent vaincs!

76 Le Beau Léandre.

COLOMBI N E.

Voyez le bon apôtre!

LÉANDRE

En vain ce faible cœur S'est contre tes regards armé de ta rigueur : Tes refus pour l'éteindre en vain faisaient la chaîne, Il fut incendié comme du cœur de chêne!

Tu n'es qu'un enjôleur, et je ne te crois pas. A quand le mariage?

t E A N D R Ej jeiguant le désespoir,

O froids et durs appas !

Cœur de neige fondue!

COIOMBIN E.

A quand le mariage ?

LÉANDRE, à part.

Elle y tient !

Haut.

O des cieux rare et charmant ouvrage, Fassent un jour mes vœux que nous nous unissions! Le ciel n'est pas plus pur que mes intentions.

COLOMBI N E.

Alors, marions-nous.

LÉANDRE, montant sur le hanc pour parler plus commodément.

Ma chère Colombine, Les destins que pour nous le sort là-haut combine.

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