‹ ComédiesChapitre 140 sur 271 · scène |ff · texte numérisé non relu

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Que sur l'immensité des mers lu contemplais, Le jour où tu naquis î

VÉNUS

Parle encor. Tu me plais.

MERCURE, à part, arec fatuité.

J'en étais sûr I

Haut.

Tu viens, et la terre est en fêtel

VÉNUS

Gomment donc! On dirait que te voilà poète, 1

MERCURE

Oui, je le suis. Pour toi! Le Rhythme, oiseau charmant. Entre dans mon esprit avec l'enchantement Que ta présence donne à l'univers physique, Et tout en moi devient harmonie et musique !

VÉNUS

Oui vraiment, c'est parler comme on faiseur de vers!

MERCURE

C'est que j'aime 1

VÉNUS

Crois-moi, les lauriers sont trop verts. Abandonne l'emploi de poëte lyrique ; L'honneur en est douteux et le gain chimérique. Le génie est un gueux pensif qui meurt de faim.

Quoi! tant d'amour!...

VÉNUS

Soyons sérieux, à la fin.

La plus courte folie est, dit-on, la meilleure. le m'ennuyais, tu m'as distraite. A la bonne heure

258 LA POUME.

Tu te diras le reste à toi-même, en marchant. Quel est ton état? Dieu des marchands? Sois marchand. A quoi sert un courrier, s'il ne court? Prends tes ailes A ton cou. Fais ménage avec les hirondelles.

MERCURE, piteusement.

Mais je brûle 1

VÉNUS

Traverse un nuage, et ce feu Va s'éteindre.

MERCURE

Inhumaine!

VÉNUS* excédée.

Oh! je t'en prie. Adieu* Avec ennui.

Quand chacun en fadeurs près de moi s'évertue, Hélas ! j'aimerais mieux, je crois, être battue. M'assassiner ainsi, c'est une trahison, Un meurtre, et ce n'est pas vraiment une raison,. Si ces faibles attraits m'ont valu quelque gloire, Pour m'en punir toujours d'une façon si noire.

Je pars donc.

Silertce de Vénus. — Insistant.

Je m'en vais.

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