AMA1AME
Car ce que .Hardy veut, toujours il sait le prendre
LUCINDE
Et bien vite, et sans peur.
AMARANTE
C'est à n'y rien comprendre.
JODELET, pensif et comme en extase.
Moi, je comprends.
LUCINDE
Allons î AMARANTE, riant.
Taisez-vous. L'innocent Parle.
JODELET, toujours comme halluciné par sa rêverie.
Ce que Hardy, le poëte puissant, Aime en Florise, c'est la Muse, âme éternelle, Qui n'est pas elle et qui, cependant, vit en elle ! Oui, c'est, n'en doutez pas, la noble expression De sa propre pensée et sa création; C'est le subtil esprit qu'il jeta sans mesure, Titan voleur du feu, dans cette argile obscure, San* lui, qui la créa pour l'univers cbarmé, Florise n'était rien qu'un être inanimé. Pourquoi songerait-il, dans l'ardeur qui l'enflamme, A ses attraits mortels, quand il a fait son âme?
LUCINDE, riaat et haussant les épaules.
Phébus que tout cela !
AMARANTE
Propos stérile en vainl
LUCINDE, àJodftUt.
Fou bizarre 1