‹ ComédiesChapitre 197 sur 271 · ACTE III, 3CÈNE ni · texte numérisé non relu

ACTE III, 3CÈNE ni

Dans Ion poème, sourde aux voix de la nature* Oui1 j'étais bien ta chose alors, ta créature! Un pauvre être docile à ta voix asservi , Et lu pouvais me prendre, et je l'aurais suivi Sans mot dire, comme une esclave émerveillée ï

HARDY, ûttirûUÉ Florise à lui avec passion.

Florise î

FLORISE, revenant à elle et se dégageant par un effort soudain,

11 est trop lard. Je me suis éveillée. Ton amour idéal m'effraie et me confond. Je n'en veux plus! Je fuis dans un calme profond Nos travaux qui brisaient ma jeunesse abattue, Et toi-même, et ton art dévorant qui me tue l

HARDY, avec feu.

Tu ne peux pas le fuir! Il te faut, comme k moi,

Les chimères, l'essor vertigineux, l'émoi

Du rêve. Eu toi, ma sœur, vit un esprit de flamme,

Sïl ne peut ressaisir sa proie, et s'il réclame

En vam les fictions dont tn le nourrissais,

Il le consumera loi-méme, tu le sais.

Le breuvage qu'il aime et qui le rassasie,

Ce n'est pas l'endormant Léthé : c'est l'ambroisie 1

Viens. Suis-nous,

FLÛRISE.

Laisse-moi. Je veux rester ici, Près d'Olivier,

HARDY, apercevant Olivier.

Sois donc heureuse, le voici.

Oui, c'est bien lui, c'est ton geôlier, pauvre hirondelle Captive!'

FLORISE

Plus un mot.

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