ACTE rv, SÊÊSfi IV. V/A
Votre père piquait des ïîeûï, ['dm* ravie, Et, &e mettant à rire, il iliml ; U n*l la vie l
Pétillant le morceau suivant, die f.nr Cel.tW. v„. vnît Minier lentement. sur le coteau, d'abord Jodelet seul marchant avec de grandes enjambées, puis Ro^idor. prenant des airs gracieux entre Amarante et Lucinde, puis Hardy causant avec Pymante ; enfin, tous les comédiens, excepté Florise.
CÉLIDÉE, à Olivier.
La vie ! — Elle ressemble à ce jour, dont tu vois
Tomber le soir tremblant sur la cime des bois!
Au m;it.in, sous la douce aurore qui l'effleure,
Le fier jeune liomme voit venir vers sa demeure
Les Illusions, puis l'Amour, l'Espoir vermeil,
Et les Passions, groupe adorable et pareil
A ce^ gais histrions qui, la lèvre entr'ouverte,
Sont descendus vers nous de la colline verte!
Tous ces hôtes sont fous, riants et querelleurs;
Les uns portent des luths et des chapeaux de fleur»;
Les autres laissent voir la tristesse suprême
Sur leur bouche de rose, et murmurent : Je t'aime!
Mais lorsque le soir vient, quand le jeune homme est vieux,
Quand sa vie, hélas ! proie offerte aux envieux,
S'eilaee, quand son front a pâli sous l'étude,
11 reste face à face avec la Solitude,
Et voit passer, conduits par l'antique Destin,
Sur le même coteau, ses hôtes du matin,
Mais lassés et vieillis, l'un emportant son masque
Et l'autre son couteau. Dans la brume fantasque
Le groupe rayonnant disparait et s'enfuit;
Et lui qui voit pâlir ses Héves dans la nuit,
Il leur crie, abattu, mais l'âme encore éprise :
Adieu, Bonheur! Adieu, Jeunesse!
FLORISE