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SUR QUELQUES-UNS DÈS COSTUMES

Les peintres modernes ont trouvé des merveilles ptotir costumer nos comédies, et il faudrait de longues pages rien que pour décrire les habits imaginés pour les personnages des pièces qui composent ce volume. Mais je noterai seulement ici les indications indispensables au* comédiens qui les jouent en province. C'est ainsi que je> ne parlerai ni du Cousin du Roi, dont les costumes purement historiques se trouvent partout, ni de ceux que le peintre Hippolyte Ballue avait dessinés avec une incroyable verve pour Le Feuilleton d'Aristophane* car une Revue ne saurait être jouée après l'année qui i l'a vue naître. Ce maître, mort si jeune, avait un don d allégorie et de symbolisme qu'on n'a pas retrouvé après lui, et, pour donner à des objets inanimés la forme humaine, il avait un secret qui est perdu. Toutes ses aquareiles du Feuilleton d'Aristophane étaient d'une ingéniosité rare; le costume du Palais de Cristal, composé de draps d argent, d'étoffes de verre transparentes, de ceintures, de parures, de colliers, de pendeloques et de diadèmes ca strass et en cristal taillé, jetant leurs feux sur les bras,, sur les épaules et sur la blonde chevelure poudrée d ar

NOTE SOll QUELQUES-OMS DES COSTUMES.

gent de ta comédienne, eût mérité une copie fidèle Rien de plus étrange aussi que sa. Tempesta, coiffée d'un tarauour de basque sur l'oreille et de grelots frémissants sur des tiges légères, ayant pour corsage une flûte de Pau et des cymbales d'or couvrant les seins, en bandoulière un cor de chasse, en ceinture descendant sur la hanche un collier de cheval.» houppes rouges auquel pend «ne timbale, et sur une de ses jambes nue jusqu'au genou montrant des bracelets d'étoffe écarlate couvert» de grelots; mais je passe tout de suite aux renseignements utiles. ■

LE BEAU LÉANDBI.

Orgon, cheveus blanc de neige sous une calotte noire Habit et culotte en velours frappé, veste brodée a la main, en soie sur canevas, bas à fleurs de couleurs naturelles brodées en soie, soubers à grandes boucles d'ar-

IZJ* T 7 w C°StUme de LéaHdre est ce"» «e L Indiffèrent, de Watteau, (musée du Louvre, galerie

Lacaze.) On y a ajouté seulement, pour les besoins de la

comédie une épée à poignée d'acier taillée en diamants

pendue à un ceinturon de cuir naturel. Pour Colombine,

a comédienne doit choisir, selon sa fantaisie, dans

1 œuvre de Watteau, une robe à fourreau très-riche. La

fille d Orgon doit être vêtue non en soubrette, mais en

dame, et lorsqu'elle dit (scène vu) : » » en

Sans payer seulement les robes que je traîne,

l1rDPne^iear,d0iLSentir k Vérité Vi0lée' comme 'orsqu. 1h ",Ttne U Marïa9e f0rCé dit à Sganarelle : « I. L

init • ,qUe Je D'aye d6S Habits raisonnables, pour quitter viste ces guenilles. »

HOTfc SlTn OUKLQUtS-lTNS DES tlOSTUMDS. 4'iO

Les costumes avaient été dessinés avec le goût le plus poétique par M. Charles Voiilemot. — Éros, en berger, (acte Ier, scène h,) tunique gris-perle avec une peau de mouton blanche. Une houlette. Des bottines en cuir naturel. Chapeau de paille ai lâché sur le dos. — Sous les traits du chasseur Hylas, (acte Ier, scène v,) il porte la môme tunique avec une écharpe violette. Un arc et un carquois. — En berger Endymion, (acte II, scène n,) il porte une tunique blanche relevée à la ceinture et un manteau couleur de ros,e. Attachée en bandoulière, une flûte de roseau. — A la scène vi du second acte, même tunique avec un bonnet phrygien et des bottines écarlates, et sur les épaules une peau de lion. — Diane est vêtue d'une tunique bleue étoilée ; au premier acte avec une peau de panthère et un grand arc à la main; au second, avec un long voile bleu. Diadème d'argent en croissant, et brodequins d'argent. — Les costumes des Nymphes sont chacun d'une seule couleur, blanc pour Glaucé, jaune soufre pour Eunice, rose pour Mélite. Elle? • sont chaussées de crepidse de la même couleur que leui costume.

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