‹ ComédiesChapitre 44 sur 271 · LA REVUE, SCÈNE XXÏI · texte numérisé non relu

LA REVUE, SCÈNE XXÏI

À Londres, quand les mund^s Ont déroulé leurs ondes Frémissantes tTespuir Sons le ciel noir,

Et quand la France calme A regagné la palme Obtenue au tournoi De Fontenoy !

0 vous, par moi naguères Triompnants dans ces guerre^ 0 Français forts et doux, Je viens à vous !

Maçons, bâtissez vite La demeure où m'invite A prolonger mon bail Votre travail !

0 foules ouvrières !

Épuisez les carrières, Pour en tirer les blocs Des nouveaux docks I

Pour les piliers solides, Prenez aux Invalides, Dans leur cbaste repos, Tous vos drapeaux 1

Leurs pourpres envolées Qui parmi les mêlées Montraient leurs plis vermeils Aux grands soleils,

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Iront bien sur ce faîte !

Car, ô Paris en fête, Les combats où tu cours Durent toujours !

Combat de l'espérance Contre l'âpre souffrance, Et du soleil qui luit Contre la nuit 1

Combat, qu'autour du monde La Science féconde Soutient pour l'Idéal Contre le mal !

Ah ! la France est maîtresse I Puisque sa forteresse, C'est son front qui sourit, C'est son esprit !

ARISTOPHANE, exalté.

Au temple 1 Apollon veut son encens et son lierre i

Reste ! Il me faut le temps de faire une prière

Montrant le public.

Ici!

XANTHLAS, à part.

Bon, l'éternel boniment ! Basilic !

Elle appelle prière un sonnet au public !

THALIE, au public.

Mesdames et messieurs, quand leur pièce est finie, Les poètes fameux viennent modestement Jeter au bon parterre un tendre compliment, Et quêter en retour un brevet de génie.

LA KEVGE, 5CKNE XXfL 70

ARISTOL'HÀflfc;, au public.

Hélas! Aristophane eut toujours la manie De ne pas mendier un applaudissement.

Il vient donc vous prier très-fraternellement De le bien accueillir en votre compagnie.

THALIE

C'est mon fils ; excusez son langage un peu dur : Pour un monde nouveau son esprit n'est pas mûr, A ses griffes plus tard nous mettrons des mitaines.

ARISTOPHANE

C'est ma mère ; excusez son costume un peu vieux i Elle vous aime tant qu'en mon esprit joyeux Elle a mêlé Paris avec la douce Athènes I

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