‹ ComédiesChapitre 50 sur 271 · SCÈNE IV · texte numérisé non relu

SCÈNE IV

LÉANDHE, in (Matant.

Seigneur Orgon, l'entêtement est rare.

Je viens ici...

ORGON

Chansons.

LÉANDRE

Vous saluer!

ORGON

Tarare.

LÉANDRÇ.

Un seul mot 1

ORGON

Point d'affaire.

LÉANDRE

Il faut cependant...

ORGON

Non.

LÉANDRE

J'aurais voulu...

ORGON

Nenni.

LÉANDRE, criant.

Mais écoutez mon nom !

Je suis Léandre !

ORGON, feignant de le reconnaître. Avec bonhomie.

Ah! ah! c'est toi, mon cher Léandre?

Je t'avais pris d'abord, je ne puis m'en défendre, Pour quelque tirelaine.

LÉANDRE

Ah ! vous êtes trop bon !

ORGON

Que me veux-tu?

LÉANDRE, à part.

Tâchons d'adoucir le barbon.

Haut.

Vraiment, vous vous portez comme un lys !

ORGON

Je me porte Comme un homme qui prend le frais devant sa porte , Et tu me fais l'effet de te porter aussi A ravir. Tu n'as plus besoin de moi? Merci. Adieu.

LÉANDRE, le retenant par le bras. Avec emphase.

J'aime un objet incomparable et rare !

ïi éblouit la terre ; et Tempyrée avare Regrettant ce chef-d'œuvre, aux comètes pareil, Des yeux de ma Déesse écarte le soleil. l\ n'ose pas d'ailleurs les regarder en facel

ORGON, voulant toujours s'en aller.

Il montrera son dos; que veux-tu que j'y fasse?

LÉANDRE, le retenant,

Son front semble à le voir la nacre de la mer Née avec Cythérée au fond du gouffre amer ; Ses cheveux sont d'or pur ainsi qu'aux séraphineB; Nul paradis ne peut avec des perles fines Lutter contre ses dents, si ce n'est Visapour, Et la mer Rouge enfin, n'aurait pas suffi pour Fournir en mille fois les coraux de sa lèvre I

ORGON

Alors, mon cher, il faut la porter chez l'orfèvre; il peut, en ce cas-là, t'en donner un bon prix.

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