C. Say, à Paris. — Raffinerie de sucre
Société française des munitions de chasse, de tir et de pêche, à Paris.
Tabourier et C‘% à Paris. — Filature.
Tessier du Cros, à Valleraugues (Gard). — Filature de soie.
Eugène Vacquerel, à Paris. — Carions et papiers.
Vincent, Ponnier et Cic, à Senones (Vosges). — Filature de coton.
Institutions patronales dans l'industrie.
Société d’encouragement des arts et métiers pour les jeunes filles israébtes de Marseille.
La Couturière, à Paris.
L’Aiguille, à Paris.
A la Grande Maison, à Paris.
Assistance paternelle pour les ouvrières en fleurs et plumes, à Paris.
Société pour l’établissement des jeunes filles israébtes, à Paris.
Les travaux confiés aux femmes dans le commerce, les diverses administrations publiques et privées, les manufactures de l’Etat, les établissements de crédit ont été analysés dans le tableau XV de la statistique générale. (Voir la nomenclature donnée plus loin nos 10A à 120.)
Seconde partie. — Parmi les travaux à l’aiguille, le Comité a groupé des œuvres irréprochables, uniquement dans le but de montrer la perfection de travail à laquelle les femmes atteignent, plutôt que dans l’intention de faire une exposition industrielle :
Les dentelles. — Les dentelles étaient représentées par M. Lefebure, qui avait envoyé les plus beaux spécimens de sa fabrication : Alençon, Colbert, Chantilly, point de France, Burano, etc., et ce magnifique « devant de robe », qui est la propriété du Musée des arts décoratifs : la diversité des points, leur finesse et leur régularité, la légèreté du dessin, la richesse des jours, en font une pièce unique.
M. Warée, qui excelle dans la fabrication des dentelles d’ameublement,
EXPOSITION UNIVERSELLE DE CHICAGO
exposait de grands rideaux de guipure, genre arabe, accompagnant une cantonnière brodée par les élèves de la Légion d’honneur.
M. Angelot : des panneaux d’échantillons de dentelles d’imitation, entre autres des guirlandes de fleurs, genre Chantilly blanc, reliant des motifs de velours appliqués sur soie.
Les broderies blanches. — M. Charles Crouvezier : ces fines broderies dont le centre de fabrication est à Nancy et dans les Vosges; des mouchoirs d’une incomparable finesse, des taies d’oreillers, des draps, dont l’un en toile très fine, avec large bordure de fils tirés et quadrillés sur laquelle s’enlevait une volée de papillons, et de légères guirlandes de roses; une taie, dessin Renaissance.
Les broderies en soies de couleurs. — Mme Gabriel Delessert, née de Laborde : un écran brodé, or et nuances, sur satin vert; des glands en fil et dentelle d’un très curieux travail, et des broderies genre japonais.
Mlle A. de Clermont-Tonnerre : un écran avec applications de fleurs en peau blanche, sur fond de satin vieux rose.
MM. Damon (A.) et Colin : un paravent Louis XVI, en broderie au crochet, surmonté d’un médaillon peint en grisaille.
Un grand fauteuil avec applications et broderies.
Mme la baronne de Gartempe : des éventails, des écrans, des boîtes, des cadres en broderies à paillettes.
Mme la comtesse Greffuiile, née de la Rochefoucauld : des écrans, des éventails brodés et peints, avec montures anciennes.
M. Henry (A la Pensée ) a tenu à honneur de montrer aux Américains les plus jolis produits du «goût français» : un dessus de piano en broderie du xviiic siècle, des abat-jour, des coussins, des éventails, et un panneau de tapisserie au petit point, d’après Boucher, contenant, dit-on, un million de points.
M. Henry (J. -A.), de Lyon, exposait des broderies pour ornements d’église qui soutenaient bien la réputation de cette ancienne et honorable maison. A remarquer surtout une croix de chasuble, moyen âge, avec personnages brodés au passé, absolument remarquable.
Mmc Leroudier, qui a fondé et dirige l’Ecole de broderie de la ville de Lyon, avait une exposition nombreuse et très variée. Depuis des panneaux de tenture, des rideaux, des robes, jusqu’à des tableaux brodés : Le Christ ,
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de Van-Dyck; Les Saintes Femmes au pied de la Croix; La Maraîchère, d’après Rembrandt; un triptyque, représentant la Vierge et l’Enfant adorés par les anges, rappelait, par le sentiment de naïveté tendre et pieuse de sa composition et l’ensemble de la tonalité, surtout dans certaines nuances de vert, les peintures de Memling à l’hôpital Saint-Jean, à Bruges; et, enfin, les quatre panneaux formant l’une des principales décorations du k Salon ».
Mme Lefaurichon-Leroudier, élève de sa mère, exposait également un tryptique représentant L’Adoration des Anges,
Les Elèves de la Légion d’honneur (maison des Loges) : une cantonnière , fleurs et ornements de nuances vives sur fond de satin grenat.
Mlle Marguerite Maillot : des broderies de perles et de jais sur tulle et velours.
La Maison de refuge Israélite de Neuilly : un paravent et un écran Louis XVI, d’une exécution parfaite.
M. J. Nayrolles. Les broderies de la maison Nayrolles sont exécutées avec des cordonnets d’or de nuances diverses et de soies aux teintes très adoucies. Une grande portière, exécutée pour M. Carnot, président de la République, d’un effet très décoratif, attestait l’habileté des ouvrières.
Mme Edouard Pailleron : de magnifiques broderies, exécutées avec autant d’habileté que par la meilleure professionnelle.
Mllc Charlotte Georges-Ville : un grand panneau japonais dont le dessin, composé par elle, jetait, sur un fond de satin blanc, de grandes fleurs aux teintes éclatantes, des oiseaux, des libellules, etc. Diverses broderies au passé et un écran brodé en rubans , gamme de tous les tons de roses, etc.
La passementerie. — MM. Vaugeois-Binot exposaient un trophée en broderie d’or : panoplie de casques, d’épées, de boucliers, etc., donnant l’illusion de la plus fine ciselure, véritable pièce de musée.
Les tapisseries. — MM. Braquenié et C,e emploient dans leurs fabriques d’Aubusson un certain nombre de femmes. Elles avaient tissé la tapisserie qui formait la tenture de fond dans le « Salon parisien », L’Arrivée de Psyché dans le palais de l’Amour, reproduisant une tapisserie des Gobelins d’après Boucher. Le mérite de cette pièce consiste dans la perfection de l’exécution et dans l’harmonie des nuances, qu’il était difficile de concilier avec
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la solidité des teintures, puisqu’il s’agissait de reproduire exactement une tapisserie patinée par le temps.
Les fleurs artificielles. — Mm0 la comtesse de Beaulaincourt, née de Castellane : des roses, des œillets, de splendides chrysanthèmes, donnant l’illusion parfaite de la nature.
M. Patay : une grande corbeille d’orchidées et un bouquet de lilas blanc et de roses d’un merveilleux effet.
La couture, les robes. ■ — La maison Sarah Mayer et Morhange avait habillé des figurines, de grandeur naturelle, avec une élégance qui a certainement fait rêver bien des visiteuses.
Un élégant costume de fillette avait été fait par MUo Susse (ancienne maison Marindaz).
Les chapeaux. — De petites merveilles, très parisiennes, signées : Esther Meyer, Auguste Petit, Marguerite.
La lingerie confectionnée. — La vitrine de Mme Franck contenait un choix complet de modèles d’une élégance et d’une exécution parfaites. A remarquer des garnitures en fils tirés, l’une surtout, à l’encolure d’une chemise en batiste si fine qu’elle était passée tout entière dans une bague; une robe de chambre, en velours ancien, garnie de vieux Colbert; un jeté de lit, dentelle rebrodée d’or, etc.
La pelisse d’enfant, en satin et vieux points de Venise, et les objets de layette, de MUc Susse, étaient également très réussis.
Mmc B ureau-Bigot avait exposé des corsets et des jupons élégants et de très bonne coupe.
La ganterie. — La Chambre syndicale des Fabricants de gants de Grenoble avait fait une importante exposition.
Les ombrelles. — M. Ahrweiler : une ombrelle de dentelle blanche, avec motifs de peinture à la gouache, sur crêpe de Chine blanc.
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