‹ Comité des dames, l'exposition féminine française à ChicagoChapitre 39 sur 45 · LETTRE DE M. JOHN W. HOYT · texte numérisé non relu

LETTRE DE M. JOHN W. HOYT

Comité du Jury de la Worlcl’s Columbian Exposition.

Chère Madame Henrolin,

Chicago, 17 septembre 1893.

Voyant que la Commission belge a finalement soumis les travaux de la Femme à l’inspection des juges et, devant le désir cpie vous m’avez manifesté de voir les autres pays changer également leur décision, je pense — comme vous — qu’il serait judicieux de la part de la France de concourir, puisque son exposition a paru à tout le monde l’une des plus jolies, des plus réussies, et la façon dont cette grande nation a su représenter les œuvres féminines fait le plus grand honneur à l’industrie et au génie de la Femme.

Me rappelant avec plaisir mes conversations avec le commissaire général Krantz , et mes conversations subséquentes avec son successeur ici, à qui les concessions que j’ai pu faire finalement ont semblé avoir donné satisfaction, je crois pouvoir assurer que le refus final des autorités françaises d’entrer dans le jury est dù aux délais vexatoires, que j’ai tant combattus et regrettés, avec tous ceux du reste qui comprenaient la situation.

Des hommes aussi aimables que M. Krantz et ses distingués collaborateurs, et aussi désireux qu’eux de ne pas rompre les relations cordiales qui existent entre nos deux nations, prêteront certainement une oreille bienveillante à une idée que vous leur suggérez , puisque vous êtes pleine du désir de rechercher tout ce qui peut servir leurs intérêts.

Désirant régler cette matière avec vous-même, avant la réponse des autorités françaises, je me mets à votre disposition pour étudier avec vous et mettre à exécution tous les plans qui pourront nous amener au résultat que vous désirez.

J’aime très sincèrement le peuple français, et j’ai éprouvé une véritable peine, pour une question de détails, en recevant son refus catégorique de participer à l’honneur de recevoir les récompenses qui lui étaient dues dans cette grande occasion.

EXPOSITION UNIVERSELLE DE CHICAGO

Je vous prêterai d’autant plus volontiers mon concours, comme vous me le demandez, que je pourrai ainsi oublier le différend qui m’a si vivement ému.

Veuillez recevoir, etc.

Votre obéissant serviteur,

John W. Hoyt.

En mars 1894, Mmc Palmer, présidente du Board of Ladij Managers, écrivait à Mmc Carnot.

Dans cette lettre, Mmc Palmer constatait l’éclatant succès remporté par les femmes françaises dans les arts, la littérature, les ouvrages féminins, les statistiques et les monographies industrielles. L’organisation générale de l’exposition féminine française, disait-elle, faisait le plus grand honneur à son Comité.

M“e Palmer terminait en adressant à Mmc Carnot, pour elle et pour les membres du Comité des femmes françaises, les plus chaleureux remerciements de leurs sœurs d’Amérique.

Le syndicat des exposants. — En présence du succès de la Section française et de l’affluence considérable des visiteurs au Womaris Building, le Commissariat général pensa que les industriels auraient intérêt à y être représentés commercialement. Sur son initiative, la plupart des exposants constituèrent un syndicat pour faire en commun les frais d’une représentation, qui fut confiée à M. de Loynes.

Le Syndicat proposa aux exposants d’abandonner un droit de 20 p. 100 destiné à couvrir les frais, et prélevé seulement sur chaque objet vendu.

Le bureau du Syndicat fut ainsi constitué :

MM. E. Lefèbüre, président.

E. Henry, secrétaire.

Crouvezier , trésorier.

MM. Aine.

Buissot.

Nayrolles.

Le Syndicat a rendu de réels services aux exposants, non seulement par les ventes qu’il a opérées directement, mais encore par celles qu’avec son autorisation M. de Loynes a effectuées pour quelques personnes étrangères au Syndicat.

L’EXPOSITION FÉMININE FRANÇAISE

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