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QUATRIÈME SECTION

Art.

Beaux- Arts. — Dessin; sculpture; peinture; architecture; gravure.

Musique : composition, chant. — Danse, chorégraphie. — Sociétés musicales. — Ecoles du Conservatoire. — Cours. — Institutions pour le développement des arts.

Arts décoratif et industriel. — Peintures sur étoffes, sur porcelaine, sur bois, sur faïence, etc. — Dessins, vitraux, céramiques, etc.

Ecoles professionnelles d’art appliqué à l’industrie.

Littérature. — Histoire; sciences; romans; revues; bibliographie; critique, etc.

Théâtre : tragédie, comédie. — Ecole du Conservatoire.

Organisation de l’Exposition. — Pour chacune de ces sections, le Comité décida que les produits exposés mettraient nettement en lumière la théorie du travail et l’application pratique de cette théorie.

De là, doux divisions dans chaque section.

La première, la théorie, s’établirait de la manière suivante :

Première Section. — Tableaux statistiques sur les différents modes d’allaitement ; layettes; trousseaux; plans; photographies; maquettes représentant des crèches, des écoles maternelles, etc.

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Programmes et méthodes d’enseignement; travaux d’élèves et de maîtres; plans; dessins; photographies ; vues d’ensemble; maquettes, représentant des maisons d’éducation, lycées de filles, écoles normales, etc.

Deuxième Section. — Tableaux statistiques comprenant : le nom de l’œuvre; la date de sa fondation; par qui elle a été fondée; si elle a été déclarée d’utilité publique; la date de cette déclaration; si elle est d’initiative privée, ou sous la dépendance du Gouvernement ou des municipalités; dirigée exclusivement par des femmes, ou seulement avec le concours des femmes; si elle est d’économie sociale, ou exclusivement d’assistance; si c’est une œuvre confessionnelle, et, dans ce cas, de quelle religion; quel est son but; si elle admet des adhérents sans distinction de religion, ou seulement de l’une d’elles, de laquelle; comment fonctionne son administration; quelle est la composition de son budget annuel, ses recettes, ses dépenses; quels sont ses résultats matériels, moraux; si elle a déjà figuré à des expositions antérieures; quelles récompenses elle a obtenues.

Troisième Section. — Tableaux statistiques indiquant le genre des travaux exécutés soit dans les usines , les ateliers , les magasins ou les administrations ; faisant connaître le nombre des femmes qui y sont employées; si elles travaillent chez elles ou en ateliers; si elles sont employées seules ou concurremment avec des hommes; le genre des travaux qu’elles exécutent; là où elles travaillent en atelier, par qui est dirigé l’atelier; si elles font un apprentissage, où elles le font : à l’usine même ou en dehors; à quel âge commencent-elles à travailler; si l’on prend de préférence des filles ou des femmes mariées; ce que deviennent les enfants et le ménage pendant l’absence des mères; la durée de leur journée, leur salaire, leur hygiène à l’atelier; le système des primes et des amendes ; les institutions philanthropiques, d’économie- sociale, religieuses, qui s’occupent d’améliorer leur condition: caisses de retraites, sociétés de secours mutuels, sociétés coopératives, syndicats, etc.

Quatrième Section. — Monographies, maquettes, photographies, programmes ayant trait aux écoles des beaux-arts et aux cours créés pour les femmes (les productions artistiques des femmes figurant à l’Exposition des Beaux-Arts).

Instruction musicale, statistique; programmes d’écoles et de sociétés musicales; monographies; photographies du Conservatoire, etc.

Produits des arts décoratifs; éludes sur les écoles professionnelles d’arts appliqués à l’industrie , etc.

Livres, ouvrages, pièces de théâtre, etc.; toutes productions de la plume féminine qui devront figurer dans la bibliothèque organisée au Palais de la Femme.

Enfin , portraits authentiques de femmes célèbres , etc.

La seconde division, la pratique, comprendrait les objets divers dus au travail des femmes, et serait la démonstration de la théorie correspondante, la mise en œuvre de ces méthodes, etc.

Le programme, accompagné d’une circulaire, fut envoyé aux femmes de

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talent et de bonne volonté tant à Paris qu’en province, aux patrons et chefs d’ateliers, pour obtenir la mesure de la participation des ouvrières dans l’industrie.

Des questionnaires spéciaux furent adressés aux chefs des diverses administrations de l’Etat employant des femmes, aux Compagnies de chemins de fer, aux établissements de crédit, aux grands magasins, aux chambres syndicales, aux directrices d’écoles professionnelles, aux directeurs des conservatoires de musique de Paris et des départements, etc.

Des démarches furent faites près du cardinal-archevêque de Paris, des principaux pasteurs de l’Eglise réformée, du grand-rabbin de France, des présidents et présidentes d’œuvres, pour s’assurer le concours des associations charitables, confessionnelles et au 1res.

Mrao Palmer avait demandé à chaque pays d’envoyer le plus grand nombre possible de portraits de femmes illustres dans les lettres et dans les arts, pour les exposer dans la galerie d’honneur du Womans Building. Ces portraits étant généralement la propriété de musées, de collectionneurs ou de familles les conservant précieusement, il fut impossible de les obtenir, en raison des risques de ce long voyage, et le Comité fut contraint de n’envoyer que des reproductions photographiques encadrées, très obligeamment mises à sa disposition par la maison Braun-Clément.

Les mêmes difficultés s’élevèrent au sujet des objets d’art rétrospectifs sollicités par le Board of Lady Managers. Aussi le Comité renonça-t-il à organiser une exposition rétrospective; il ne revint sur sa décision que dans les derniers jours, à la demande de quelques industriels désirant exposer, pour les vendre, des collections d’éventails, de dentelles et de broderies anciennes; mais cette partie de l’Exposition ne put avoir l’importance que le Comité eût souhaité lui voir.

Le Board ayant l’intention de faire professer, au Womans Building , des cours de cuisine, désira confier cette tâche à une Française. Les négociations entamées par le Comité à Paris ne purent aboutir, en raison des difficultés résultant de la nécessité de professer en anglais, de l’absence prolongée de la titulaire du cours et des frais considérables laissés à la charge du Comité.

Il fallut également décliner l’olfre de décorer les quatre panneaux du vestibule sud du Palais de la Femme. Chacun de ces panneaux mesurant 21 mètres carrés, Mu° Louise Abbéma et M'no Van Parys, qui avaient accepté de les exécuter gratuitement, y renoncèrent devant le refus du

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Board of Ladij Managers de les indemnise!’ aucunement des frais considérables qui devaient leur incomber.

Pour bien prouver que leur refus n était dû qu a une impossibilité matérielle, ces dames envoyèrent des esquisses-projets, dont il sera parlé au chapitre de l’Exposition des Arts.

Le Comité, désireux d’assurer le succès de la Section française, pensant qu’il était nécessaire d’offrir au public une attraction suffisante pour le faire affluer dans son exposition, décida d’organiser un «Salon parisien» et d’exposer une histoire du costume depuis la Gauloise jusqu’à nos jours, au moyen de poupées habillées.

Emballages-transports. Assurances. — Du 20 février au 20 mars, les envois des exposantes furent reçus au Commissariat général et emballés sous la surveillance de l’administration.

Les frais d’emballage, de transport, d’assurance, à l’aller et au retour, d’installation et de gardiennage furent supportés par le crédit alloué à la Section des femmes par M. le Commissaire général.

L’envoi des 110 caisses renfermant l’Exposition s’effectua, du icr au i5 avril, par l’intermédiaire de la Compagnie transatlantique.

Les assurances de transport s’élevèrent à la somme de 2,656 fr. 06 pour une valeur déclarée de 44q,2Ûi francs, chiffre inférieur à la valeur réelle de l’Exposition, quelques industriels ayant préféré faire leurs assurances eux-mêmes.

Installation de l’Exposition à Chicago. — A l’arrivée des caisses à Chicago, le W oman s Building, pas plus du reste qu’aucun autre palais, n’était prêt à les recevoir, l’hiver exceptionnellement mauvais de 1892 à i8q3 n’ayant pas permis de pousser les travaux aussi activement qu’il eût été nécessaire. C’est donc au milieu de bâtiments à peine achevés, encombrés de caisses et de matériaux de toutes sortes, qu’eut lieu le icr mai l’ouverture de l’Exposition. L’agencement intérieur du Womans Building ne fut terminé que dans les derniers jours du mois, et ce fut le 26 mai que fut inaugurée solennellement l’Exposition française.

Le succès fut complet, et M. le Commissaire général envoya quelques jours après à Paris la dépêche suivante : «Depuis l’inauguration de notre Section, au Palais de la Femme, les salles sont chaque jour combles; grand succès. »

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La partie principale de l’Exposition, celle renfermant le «Salon» et l’histoire du costume, se trouvait située à l’angle sud-ouest du Palais. C’était un carré long, mesurant 22 mètres de longueur sur 8 de profondeur, éclairé par trois grandes baies d’un côté et deux de l’autre. Une porte de 3 mètres donnait accès dans la galerie.

A l’intérieur, en face de l’entrée, la grande vitrine renfermant les poupées costumées; à droite, dans le fond, le «Salon»; à gauche, tout autour, les vitrines contenant les divers objets exposés : céramique, émaux, dentelles, broderies, lingerie, travaux à l’aiguille, etc.

Dans la galerie d’honneur, les beaux-arts et l’exposition rétrospective; au premier étage, l’exposition d’économie sociale, des œuvres d’assistance, les statistiques, les travaux des écoles, etc.

Emplacements. — Les divers emplacements occupés par la Section française représentaient une superficie totale de 1,087 mètres carrés, y compris les 65o mètres carrés de surface murale.

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