‹ Comment discerner les styles du VIIIe au XIXe siècleChapitre 76 sur 84 · DES · texte numérisé non relu

DES

Connaissances utiles aux Experts et aux Amateurs.

Abbatial. — Ce qui a rapport aux abbés, privilège, propriété, instruments du culte : mitre abbatiale, sceau abbatial, etc.

Accoudoirs. — Appuis qui forment les bras du fauteuil, de la chaise.

Acier. — Modification du fer obtenue par divers procédés qui opèrent un mélange de fer et de carbone. Connu dès la plus haute antiquité, l'acier, au moyen âge, s'employa à une foule d'ustensiles, et surtout à de grands miroirs qui réfléchissaient les images mieux que le enivre dont se serv.iient les anciens, et qui conservaient plus longtemps leur poli; plus tard à de petits objets imitant le diamant, boutons d'habit, agrafes de manteaux, fermoirs de réticules, navettes, etc. Il existe également des boites russes en acier poli, avec guirlandes plaquées en cuivre, de différentes couleurs.

Affiquets. — Joyaux destinés à la parure et plus particulièrement à 'l'ornement de la tête.

Agate. — Nom général d'une sorte de pierre line, dure, non transparente et susceptible d'être polie. On distingue : la cornaline rouge; la calcédoine laiteuse; Yonyx blanc, crème et noir; les sardoines rouge, orange, brune; les saphorines bleu pâle, qui sont très rares; les chrysoprases vert pomme; V agate œillée à couches circulaires; l'agate jaspée; l'agate arhorisée; l'agate mamelonnée à ondulations; l'agate

! mousseuse; enfin l'cntijdre qui renferme des i gouttes d'eau.

Aigrette. — Bijou pour la coiffure, fait sou- I vent de plumes ou de tiges métalliques souples i enrichies de pierres précieuses.

Aiguière. — Vase à contenir l'eau, de formes élégantes et souvent de matières précieuses. Le mot vient de Aiguë, eau, et de Aiguier, réservoir d'eau. Ce vase, au moyen âge, porte sur un bassin de décor plus simple et de reliefs moindres. Très rare, quand elle est authenti- I que. Le plus souvent, produit de la contrefaçon.

Ailette. — Décor en forme d'aile, et de petite i dimension, qui se trouve sur des casques, des i vases et des cristaux.

Ajouré. — Découpé à jour; forme de décor 1 employée dans le travail de la pierre, du bois, i du métal et de la cécunique.

i Albâtre. — Pierre calcau-e, chaux carbo-

I natée, concrétionnée, marbre incomplet. Au

i moyen âge 1 albâtre jaune et blanc est utilisé

I pour des vases, des statues et bas-reliels de

i monumenis funéraires, et même des revête-

i menls d'appartements. L'alabastrite, albâtre

I transparente.

Allégorie. — Expression d'une idée à l'aide de figures fictives, ou représentation par des éléments réels d'une invention de l'imagination.

AUouyere (mot ancien). — Bourse, gibecière, du latin alloverium; souvent en cuir, f|uelquefois en velours, en satin et brodée; on la portait à la ceinture et on y enfermait son argent, ses papiers, ses bijoux.

Almandyne et Alabandine (mots anciens).

— Variété inférieure du rubis.

Amarante. — De couleur rouge pourpre, velouté.

Ambre. — Gomme d'origine végétale. On la trouve sur le bord de la mer Baltique, quand les tempêtes l'y rejettent, ou en creusant le sable à une certaine profondeur. L'ambre est d'un jaune doré; il se sculpte, se taille et se lime. Sa couleur, son poli doux et onctueux, enfin sa légèreLé et son parfum discret en font tout le mérite. Les anciens l'ont employé à la sculpture et dans les parures. Au moyen âge, on en faisait usage, surtout pour les grains de chapelet qui, passant dans les doigts, s'écliaulfaient et répandaient leur parfum. On s'en servait encore pour de petites images de sainteté et des reliquaires (travail allemand). Enfin, mis en poudre, il était du nombre des ingrédients usités dans les embaumements.

Améthyste. — Corindon hyalin d'un beau violet ; ne pas confondre avec le quartz hyalin violet, qui est un cristal de roche de la même couleur, mais inférieur sous le rapport de la dureté, de la pesanteur spécifique et du poli.

Ameullsment. — Tout objet mobilier destiné à décorer ou à meubler une pièce, ainsi que certains meubles devenus immobiliers par destination.

Ampoule. — Vase consacré à garder l'huile du baptême (ampulla chrismatis). Elle était suspendue au-dessus d'un autel et offerte à l'adoration des fidèles. La sainte Ampoule de Rheims fut la plus célèbre; toutes les églises avaient la leur. Ce vase sacré a la panse large, le col étroit et allongé. Dans la vie privée, les vases ou flacons ayant la même forme, prirent le môme nom.

Andiers. — (Voir Landier.)

Animalier. — Artiste, peintre ou sculpteur, qui s'attache spécialement à la représentation des animaux.

Anneau. — Ornement en métal, en pâte de verre ou en agate, qui, depuis les temps les plus reculés, se porte au doigt, en signe d'al-

: liance, ou comme instrument sigillaire. Il est

l souvent orné de pierres précieuses ou d'incrus-

I talions d'or. Au moyen âge et pendant la Renais-

; sance, il est fréquemment enrichi d'émaux et

' de ciselures.

I Anneaux d'oreille. — Boucles d'oreilles.

I Li vieux Galiiidres fist II rois demander...

I Espérons d'or li iist ès piez fermer

I Et les aniaus ès oreillesclouer. [Roman d' Agoullant.)

Anse. — Partie saillante et souvent arrondie \ par laquelle un objet peut être saisi.

Anticaille ou Antiquaille. — Mot italien en

i usage à Fontainebleau, dans son acception

I sérieuse, au commencement du xvi* siècle;

\ anticaille, dans notre langue, désigne le fretin

i et les objets d'origine douteuse. L'anticaille,

I dans son acception sérieuse, désigne les objets

i antérieurs au x° siècle : à partir de cette date,

j ces objets constituent la haute curiosité, ^ImiiSi

I la curiosité tout court.

Apocalypse. — Le livre du Nouveau Testai ment, qui renferme les révélations faites à l'apôtre I Jean.

Appliques. — Chandeliers à bras : sortes de i chandeliers, à plusieurs branches, qu'on appliquait I contre le mur. Les formes en sont très variées j depuis le début du xvn° jusqu'à la fin du xvm° i siècle.

Aquamanile. — Aiguière affectant la forme I d'un animal.

Arabesques. — Ornements niellés, damas-

i quinés, gravés ou émaillés, posés sur le métal

I dont est fait un objet d'art. Nom oriental qui

\ vient de ce que, la représentation de la figure hu-

j maine étant défendue par les religions juive et

i musulmane, l'ornementation orientale sut trouver

I des décM's spéciaux, sans blesser la coutume reli-

; gieuse. Cette ornementation, introduite en Europe,

; fut de là dénommée arabesque. On l'emploie

■ également en architecture.

Arcade. — Ouverture en forme d'arc (archii lecture).

Arc. — Courbe de voûte (terme d'architect.).

Arc. — Arme faite d'une pièce de bois, i amincie aux extrémités, et tendue d'une corde à i boyau, qui courbe la pièce de bois en forme d'arc.

Archer. — Le soldat qui se servait de l'arc.

Architectonique. — Qui a rapport aux formes i et à l'art de l'architecture.

LEXIQUE DOCUMENTAIRE

Argent. — Métal autrefois désigné suivant son titre; on disait : argent de roy, argent fin, argent d'Avignon, argent de Limoges, argent de Chypre (fil de lin entouré d'un fil plat d'argent).

Argentier. — Un orfèvre, un changeur et en général tout homme chargé de manier de l'argent. Charge de cour, établie en France, avec titre d'office, depuis la seconde moitié du xni' siècle. Cet officier était chargé du contrôle de toutes les dépenses du roy et de sa maison pour meubles, habillements et menus plaisirs. Ces fonctions, toutes de confiance et d'intimilé, créèrent, selon les règnes, des favoris, des hommes politiques puissants, et, en Jacques Cœur, un véritable surintendant des finances.

Argent verré, Enverré. — Argent travaillé, orné ou doré par parties, par bandes. La manière d'enverrer l'argent consistait à l'orner par parties, soit de travaux de ciselure, soit de travaux de dorure, soit d'incrustations d'émaux.

Armes. — Voici la liste des armes anciennes qui peuvent se trouver dans une collection :

Arbalète, arc, arçon, arquebuse, badelaire, baïonnette, bombarde, bracquemart, candjar, casse-tête, cimeterre, claymore, colichemarde, couleuvrine, coutelas, couteau, dague, damas, dard, épée, épieu, éprouvette, flamberge, flèche, flissah, framée, fusil, hache, hallebarde, jacquemart, javelot, kathar, kokiée, kriss, lame, lance, langue de bœuf, malchus, mousquet, pertuisanc, pierrier, pieu, pic, pistolet, poignard, poitrinal, pommeau, rapière, sabre, sarbacane, serpentin, tomawack, traban, tromblon, vallone.

Armure. — Les pièces diverses, destinées à protéger le corps contre les coups. Ces pièces sont très nombreuses, et chacune comprend une infinité de parties toutes désignées d'un nom spécial. On comprendra que les limites

Bahut. — Dans rorigine une enveloppe do cuir, ou d'osier couvert de toile, qui enveloppait un coffre; ensuite le coffre lui-même; presque toujours une large boite dans laquelle on renfermait d'autres boites, puis, lorsque le mobilier, de nomade, devint fixe et stable, une grande armoire munie de ses tiroirs.

de ce lexique ne nous permettent pas de transcrire ici ces inépuisables nomenclatures.

Arqué. — En forme d'arc.

Assiettes — Pièce dont on se sert à table : il en existe en bois, en argent, en émail, en ctain, en faïence, en porcelaine, etc. Celles que leur décor rend précieuses sont les assiettes en émail de Limoges et de Venise; en porcelaine de Sèvres, de Saxe et de Chine; en faïence italienne, de Rouen, de Delft, de Moustiers, etc.

Asymétrie. — Parlipris de disposition irrégulière.

Aumônière. — Petit sac en cuir, ou velours brodé et armorié, avec fermoir en argent ou en or pour les femmes ; en fer pour les hommes ; on la portait à la ceinture avant Charles IX. Elle fut remplacée au \\n' siècle par le réticule, dont le langage, par une déformation ironique, fit le ridicule.

Elle avait elle-même remplacé l'allouyère.

Auréole. — Cercle lumineux que les artistes tracent comme symbole d'expression autour des têtes sacrées.

Autel. — Sorte de tablo, où l'on offre des sacrifices à la divinité.

Autel (Table de dessous d'). — Parement qui enveloppe l'autel et qu'on appela table de dessous, quand il élai-t sous le parement; en repoussé d'or, d'argent et de cuivre émaillé; il était monté sur châssis de manière à pouvoir être rapporté dans le trésor de la sacristie aussitôt le service fini.

Autel (Table de dessus d'). — Tableau peint ou sculpté, qui se fermait au moyen de volets; on appela cette décoration la table de dessus et plus tard un retable. Dans les voyages l'autel porlaliC était toujours ainsi décoré.

Balais. — Rubis balais d'un rose clair. On n'a connu au moyen âge (jue le beau rubis et le rubis balais; celte dernière dénomination semble avoir prévalu pour désigner tous les rubis.

Balancier. — Pièce de bois ou de métal,

COJniE>;T DISCERNER LES STYLES

mobile sur un pivot, et dont le balancement aide à la régularité dans la marche d'une horloge ou d'une pendule.

Balustre. — Petit pilier à onglet au milieu; et appartenant à un système décoratif.

Barbe. — Nom de certains travaux de dentelle, de mousseline, etc., d'une forme déterminée.

Bard. — Terme de blason.

Bardeau. — Terme de blason.

Barillet. — Petite boîte, en forme de cylindre, où se trouve enfermé le ressort d'un pendule ou d'une montre.

Baromètre. — Instrument de physique destiné à mesurer la pression atmosphérique. On recherche principalement ceux qui sont à colonne droite de mercure, parce que l'encadrement sculpté est parfois d'une grande richesse.

Basse-lice ou lisse. — (Voir Tapis de bass::lisse.)

Bassin. — On les faisait presque toujours en cuivre r.'poussé largement d'ornements et de fleurs. — Cuivre jaune ou rouge.

On ne saurait trop se défier des imilations.

Batiste. — Sorte de toile de lin, au fissu très fin.

Berceau. — Lit de petit enfant. Les plus recherchés sont en bois sculpté.

Bille. — Mors de chappe, en forme de boule.

Billette. — Terme de blason.

Biscuit. — État de la porcelaine, n'ayant pas encore reçu une couverte d'émail.

Bobèche. — Petite couronne de verre qu'on adapte au chandelier, pour empêcher la cire fondue de se répandre.

Bois de rose. — Dois précieux, de couleur rose, très employé en marqueterie.

Boîtier. — Petite boîte, plus ou moins décorée, qui contient le mouvement d'une montre.

Bol. — Récipient à liquide, dont la caracté- i Iristique est de n'avoir jam.ais d'anse. Il en existe de toutes les matières et de toutes les époques.

C'est le décor surtout qui lui donne sa valeur.

Bonbonnière. — Charmant objet qui, après avoir été d'usage courant, pour contenir des pastilles, est devenu matière à collection. On en a fait en or, argent, gemmes, ornées d'émaux et de pierres précieuses, ciselées; en écaille, en corne, en ivoire : suivant les époques Louis XIV, Louis XV, Louis XVI.

Bonheur du jour. — Meuble de l'époque Louis XVI; petit bureau surmonté d'un corps à deux portes avec fond de glace : généralement en acajou avec bandes de cuivre, galerie, patins et boutons de poignée.

Bordures de gueules. — Terme de blason.

Bosse. — Reliefs produits sur le métal, par des repoussés intérieurs.

Boucle. — Petit instrument pour joindre et fermer : d'où ses applications fréquentes.

Boucle de corsage. — Bijou employé pour fermer le corsage, et aussi pour en décorer les bords, aux épaules, et à la gorge, quand il était décolleté.

Boucle d'oreille. — Bijou que l'on pend au lobe de l'oreille. Enorme variété depuis les temps les plus rtculés.

Bouclier. — Arme défensive.

Bougequin. — Sorte de sacoche qui se pendait à la ceinture.

Bouts de tahle. — Flambeau à deux branches, que l'on mettait sur la table, de chaque côté du surtout (à partir de l'époque Louis XV). On désigne aussi sous ce nom des salières doubles en argent ciselé ou en porcelaine de Sèvres ou de Saxe.

Bouton. — On les faisait en toutes matières : les uns destinés à fermer le vêtement, les autres en garniture décorative.

Bracelet. — Ornement qui se porte au bras. Connu de toute antiquité.

Broc. — Pot à embouchure allongée et large.

Brocart. — Étoffe de soie, brochée de soie, d'or ou d'argent.

Brocatelle. — Étoffe brochée. On donne également ce nom à un marbre qui se rapproche de la brèche, mais à puddings serrés.

LEXIQUE DOCUMENTAIRE

Broche. — Petite agrafe à ardillon mobile. La broche a souvent la forme d'un anneau et porte une devise ëmaillée ou gravée.

Broderie. — Travail à l'aiguille, connu de toutes les époques.

Brûle-parfum. — Cassolette en or, argent ou bronze, coiffée d'un couvercle percé de trous.

Buffet. — Meuble à deux corps, le corps inférieur avançant un peu. Quatre portes battantes : tiroirs mobiles en haut du corps inférieur. Du commencement de la Renaissance à la lin du règne de Louis Xlll, on fait le buffcl en noyer ou en chêne. Les plus beaux types de buffet ont été souvent copiés.

Buire. — Bidie et buée : vase dont l'ouverture s'évase et s'allonge. La buire se rapproche et se distingue à la fois de l'aiguière.

Bureau. — Plat, il était fait, à l'époque Louis XIV ou Louis XV, d'une table en bois de rose ou en bois laqué, orné de bronzes ciselés.

A l'une des extrémités, se trouvait un casier dominé par une pendule. En dos d'âne ou à cylindre, il était fait surtout en acajou ; parfois eu marqueterie. A l'époque de Louis XVI, on en fit de plats, avec, de chaque côté de Pespace réservé pour les jambes, des rangées de tiroirs mobiles; ils étaient en bois noir, orné de cuivre, d'étain, d'ivoire, elc.

Burettes. — Deux burettes, l'une contenant le vin, l'autre l'eau, dont on se sert à la messe. Le bassin qui reçoit l'eau devient le plateau des deux burettes. Lés burettes étaient marquées d'un A et d'un V pour les distinguer. En dehors de ces burettes destinées au culte, et qui sont généralement en métal, il en était d'autres en verre de Hohème taillé, qui sont assez recherchées des collectionneurs.

Burgau. — Ornements découpés et incrustés avec la Burgaudine.

Burgaudine. — Sorte de nacre à reflets prismatiques.

Cabaret. — Service de tasses ou de verres sur un plateau, toutes les pièces ayant un même décor d'ensemble. Il en est en porcelaine, faïence, cristal de roche, verre de Bohême, or, argent et vermeil. Le cabaret têteà-tête se compose de deux tasses avec leurs soucoupes, de la crémière, du sucrier et du plateau.

Cabasset. — Casque d'uniforme du xv° et XVI" siècle : il est en forme de calotte pointue, à petit bord circulaire plat. Généralement de métal uni. Se défier de ceux qui sont ornés. Le décor, pour habile qu'il soit, n'en est pas moins un anachronisme. Et pourtant il est dans des collections de ces cabassets de simple soldat, qu'on prétend avoir protégé le front de connétables illustres !

Cabinet. — Petit buffet à compartiments.

Cabochon. — De Caboce et Caboche. En forme de tète arrondie. Toutes les pierres qu'on polit en relief arrondi et sans les tailler; lorsqu'on les évide par-dessous pour leur donner de la transparence, on dit un cabochon chevé. Le

moyen âge et, de nos jours, l'Orient ont ains porté la plus grande partie de leurs pierres Unes, rubis, prismes d'émeraudes, œil-de-chat, turquoise, grenat, pierre de lune, etc.

Cachemire. — Tissu fait avec la soie des chèvres du Thibel.

Cachet. — Bijou fait en toutes matières précieuses ou non, qui se portait avec la montre, et contenait à la base, soit une figure en iutaille, soit des armoiries.

Cadenas. — Genre de serrure qui s'adapte à une chaîne. — (Voir le mot Nef, in fine.)

Cadran. — Plaque sur laquelle sont inscrites les heures. Il y en a beaucoup qui sont décorés de toutes manières, sculpture, gravure, découpage, émail, etc.

Calendrier. — Ensemble des divisions du temps, présenté en tableau ou en feuilles.

Calice. — L'Eglise, dans les premiers siècles, s'est contentée de calices de bois, de corne et de verre; plus tard, elle a défendu l'usage du

Lois absorbant, du verre cassant, du cuivre |

(( quia provocat voniitum », de la corne qui est \

impure; enfin, elle a prescrit de préférence l'or i

et l'argent. Cette progression de luxe a suivi la i

marche de sa prospérité, et la forme du calice I

s'est modifiée aussi selon les changements i

introduits dans la distribution de l'Eucharistie, i

Le xiv" et le xv" siècle ont laissé en ce genre |

des merveilles de travail français et allemand; I la Renaissance également.

Camaïeu (Peinture en). — Dès le xiv siècle,

peinture qui se modèle par la seule opposition :

du noir sur le blanc. Au xv" siècle et dans la [

première moitié duxvi% le mot Camaïeu n'était i

pas encore pris dans cette acception. Maintenant i

on désigne ainsi toute peinture pour laquelle \

on n'emploie qu'une seule couleur, violet, rose, \

bleu, noir. D'autres fois, les noirs sont généra- i

lenient allemands. Les violets, les bleus et les I

roses se rencontrent sur les porcelaines de i

Saxe et de Sèvres. Ces derniers sont recherchés. \

Camée. — Nom générique donné à toute I

pierre sculptée en relief. L'antiquité et la i

Renaissance ont laissé un grand nombre de \ chefs-d'œuvre de ce genre, sur pierres fines.

Canapé. — Siège à dossier où plusieurs per- :

sonnes peuvent prendre place. Les plus recher- j

chés sont ceux du xvii° et du xviu" siècle, lorsque i

la richesse en égale la conservation parfaite de |

la sculpture des bois, et des étoffes, brocart, i soie, satin et tapisserie.

Candélabre. — Flambeau à plusieurs bran- i

ches ; en argent (très rare) et en bronze doré :

pour le xvn" et le xvin" siècle. Sous l'Empire, j

colonnes portées par des femmes, ou portant j

des femmes drapées qui à leur tour soutiennent i

les branches (bronze en partie doré et vert i

antique). Se défier des contrefaçons. Pour les \

candélabres d'éghse, ceux-là seuls sont curieux i qui sont antérieurs au xvu' siècle.

Canette. — Vase à boire cylindrique, avec i

anse et couvercle. Presque toutes en grès, en j

faïence de Nuremberg; parfois en cristal de i

iJ,.hême. ;

Canevas. — Toile au tissu très large, pour i la tapisserie et la broderie.

Cannelé. — Orné de cannelures, rayures en | creux le long d'une coloime.

Caparaçon. — Couverture d'apparat de \

cheval. N'a de valeur qu'autant qu'il est brodé, i

Caqueteuse. — Nom donné à un siège a accoudoirs, du xvi° siècle. Ne pas confondre ce meuble avec celui que nous appelons aujourd'hui une causeuse: le rôle est le même, mais la forme diffère du tout au tout.

Cariatides. — On nomme ainsi des figures qui n'ont pas d'autre objet que de dissimuler un pilier et de sembler soutenir un entablement.

Carreau. — Nom que l'on donnait autrefois aux coussins d'un siège, fauteuil ou banc à dais.

Carrelage. — Ensemble décoratif qui repose sur une disposition de carreaux de faïence.

Cartel. — Pendule terminée en pointe et destinée à être accrochée au mur. Elle a remplacé, vers la fin du xvii" siècle, l'horloge religieuse.

Il en existe en bois sculpta et en bronze doré et ciselé. Les contrefaçons en sont très fréquentes.

Cartouche. — Ornement susceptible de recevoir une inscription.

Cassolette. — Petite boite en or ou en argent, pendue à un breloquier, et contenant un parfum, et le laissant échapper par de très petits trous. ■ — Un vase d'argent ou de bronze dans lequel on brûle un parfum.

Ce sont des pièces exquises, sculptées ou I ciselées finement, qui se sont multipliées et même imitées, depuis le commencement du xvii° siècle jusqu'à nos jours. Il en reste de fort belles du temps de Louis XIV, Louis XV, Louis XVI et de l'Empire.

Cathédrale. — Église diocésaine où l'évêque a son siège.

Ceinture. — Ruban, cordon ou lanière de I cuir ou de plaques de métal dont on se ceint i le milieu du corps.

Sa valeur dépend du tissu, et surtout de la i boucle.

Céladon. — Vert pâle, couleur de la feuille I du pêchei'. — Se dit aussi d'un émail unicolore i de tous les tons, qui couvre la porcelaine de i Chine et de Japon.

Le plus commun est le gris; les plus beaux I sont le bleu en pois, dit ciel après l'orage; le \ rouge, dit haricot rouge; le jaune d'or. Les : céladons sont presque toujours craquelés. Les j anciens seuls ont de la valeur.

LEXIQUE DOCUMENTAIRE

Chaières et cheyere, chaire. — Expression qui s'étendait du trône, chaire royale, à la chaire percée (Sagesse de Charron). Conservé dans l'acception de chaire à prêcher. Les grandes chaières, appelées faudesteul, les chaières à différents usages, et jusqu'aux plus infimes, étaient le monopole du peintre de la cour. Le mot chaise, qui a remplacé chaière, est de la fin du xv° siècle.

Chaînette. — Petite chaîne. Se dit aussi d'un point de broderie desliné à rabattre une couture, point de chaineite.

Chaise à porteurs. — Sorte de guérite fermée, où l'on s'asseyait, pour se faire transporter en ville ou dans les appartements.

Châlit, chaalict, chaalit et chaliz. — Bois du lit et quelquefois, mais rarement, coucher tout garni. Au moyen âge, où la vie était peu stable, on trouvait des châlits partout, mais, si l'on n'apportait pas avec soi les matelas et les oreillers pour les garnir, on couchait sur la dure.

Champ d'azur. — Terme de blason.

Champlevé. — Ciselure faite sur le fer uni.

En matière d'émail, partie dû métal enlevée, pour y verser la matière qui se vitrifie au feu.

Chandelier. — La forme n'a pas changé depuis les époques les plus reculées. Seules l'ornementation et la matière ont varié.

Les chandeliers de haute curiosité sont objet de sollicitude... pour les contrefacteurs.

Chanfrein. — La partie de l'armure du cheval qui couvrait sa tète sans se rattacher au frein. Le luxe en avait fait un objet d'art et un travail d'orfèvrerie.

Chaperon. — Coiffure usitée au moyen âge.

Charnière. — Assemblage de deux pièces de bois ou de fer, mobiles l'une sur l'autre.

Charpentiers, -r- Ouvriers qui travaillent les charpentes de bois. Corporation qui fut très importante au moyen âge.

Châssis. — Ouvrage de serrurerie ou de menuiserie, qui sert d'encadrement.

Chastons et culets, chaton.— En grand usage dans l'orfèvrerie du moyen âge; il satisfaisait aux changements fréquents subis par les pierreries, qui passaient, suivant les caprices, de la couronne aux souliers, de la ceinture aux

vases de tables. Il y avait pour monter les ! pierres des chatons à crampons.

Les chatons se faisaient en or et en argent.

Châtelaine. — Plaquette articulée pouvant supporter cinq breloques; il en existe en or, argent ou cuivre, du temps de Louis XV et Louis XVI.

Chef-d'œuvre. — Dans les anciennes corporations, ce mot désignait l'ouvrage que devait exécuter l'apprenti pour être reçu maître.

Chiennetz, cheminés et queminel, chenets. — Presque toujours en fer, de grandes dimensions et ornés de figures souvent d'une très belle ordonnance. Il s'en est conservé bon nombre.

Le chenet a remplacé le landier.

Chiffonnier. — Petit meuble en bois de rose I ou acajou, et muni de tiroirs nombreux. Ceux i du temps de Louis XV, Louis XVI et de l'Empire étaient souvent garnis de bronzes.

Chimère. — Animal fantastique, dont la transformation au caprice de l'artiste se prêtait à une infinité de motifs décoratifs. 11 en existe en porcelaine, en faïence, en cristal, en jade, en pierre de laar, en émail cloisonné; on en rencontre souvent dans la sculpture des meubles de la Renaissance.

Chrysolithe. — Pierre jaune transparente. Valeur insignifiante.

Ciboire. — Pièce d'orfèvrerie du culte catholique, en or ou argent, repoussé ou ciselé. Il en existe de très beaux du xvi" siècle.

Cintre, cintré. — Courbure concave d'une voûte.

Gippe. — Colonne tronquée.

Ciseau. — Instrument dont on se sert pour ciseler. Instrument formé de deux lames croisées pour couper le fil et les étoffes. Il en existe de ciselés, dorés, ou incrustés d'or.

Ciselure. — Travail du métal au cise iu.

Clef. — Objet de serrurerie, qui a donné lieu, du temps des corporations, ;» de véritables chefs-d'œuvre.

Cloisonné. — Émail répandu d ns des alvéoles de cuivre, suivant un dessin prévu. Les cloisons sont rapportées sur le métal.

I Coffret. — Petit coffre. Toutes matières, l toutes les époques, tous pays. Toutes valeurs.

Colonnette. — Petite colonne; élément de décoration architectonique.

Commode. — Meuble à tiroirs. Toute leur valeur dépend de la beauté des bronzes et des marqueteries qui les ornent.

Compas. — Instrument formé de deux branches, à l'aide duquel on peut tracer des courbes, ou prendre des mesures.

Console. — Meuble qui s'applique contre la muraille : une table qui n'aurait que deux pieds, x\n% xvni" siècles. La richesse de la sculpture et la beauté des marbres qui les couvrent leur donnent de la valeur. Les bronzes l'ont rechercher les consoles du premier Empire.

Contrefort. — Mur servant d'appui à un autre.

Coq. — Petite pièce de métal derrière laquelle on abritait le mouvement d'une montre. Il est des coqs d'un très beau travail décoratif.

Corbeau. — Pierre saillante sur laquelle doit reposer la corniche. (Architecture.)

Corbeille. — Panier léger, sans anse.

Cordouan, Cordewan, cuir de Cordoue. —

Cuirs dont on se servait au moyen âge. Cordoannier, dont nous avons fait cordonnier, vient du mot Cordouan. Ce cuir était principalement employé dans la chaussure. Cuirs gaufrés, polychromés et dorés, destinés à la tenture des appartements ou à la garniture des sièges et des coffrets.

Cornaline. — Agate où le rouge domine.

Corne (à la). — Corne d'abondance qui se trouve dans le décor de certaines pièces de céramique rouennaise. On dit : Un plat à la corne.

Corporation. — Association autorisée de gens exerçant la même profession. Les corporations furent supprimées en 1789.

Couette. — Coussin de plumes, dont on couvrait le siège des bancs et chaises de bois.

Coulis. — Sauce passée au tamis, et faite d'un consommé à cuisson lente.

Coupe. — Récipient, généralement porté sur un pied, et dont on se sert pour boire. Il en existe, suivant les époques, en pierre, or, argent, bronze, émail; ces dernières surtout ont une grande valeur, quand elles ne sont pas des contrefaçons.

Couvert. — La cuiller, la fourchette, le couteau; quelquefois réunis en nue seule pièce et pliant. Petites curiosités.

Cramoisi. — Couleur rouge foncé.

Craquelé. — État fendillé de l'émail couvrant une porcelaine. 11 y a des craquelures naturelles, et des craquelures artificielles.

Crédence. — Coffre sculpté monté sur jam- / bages, surmonté d'un fond plat formant fronton. On applique aussi ce nom, à tort, à tout meuble à deux corps en bois sculpté, de la Renaissance.

Cristal. — Cristal de roche. La plus dure d.' toutes les variétés du quartz. Dans sa forme primitive, prismes à six pans terminés par deux pyramides. Moins dur que les pierres fines, le cristal de roche raye le verre et résiste à la lime. Au moyen âge, le verre n'atteignant pas à l'éclat du cristal, on n'eut pas besoin de distinguer le cristal de roche ou naturel du cristal artificiel. On disait simplement cristal. A l'époque de la Renaissance, quand les verreries de Venise luttèrent avec l'éclat du cristal naturel, même avant la fabrication du verre à base de plomb, on distingua soigneusement le cristal de roche du cristallin de verre. On appela ce dernier cristal de Venise. La Renaissance a quelques pièces dont la taille, les reliefs, les montures d'or, d'argent et d'émail sont des objets de prix. Quelques reliquaires; inlailles à personnages. Roules et poires pour lustres, etc.

Crosse. — Raton pastoral des évêques et des abbés du moyen âge : il en existe en or, argent bronze à ciselures, émaux, pierres précieuses; très recherchées ainsi que les crosses d'ivoire sculpté, qui sont en butte à de fréquentes imitations.

Cruche ou Cruchon. — Il en est en grès de Flandre; en grès de Munich uni, forme de flûte. D'autres ventrus, aux panses émaillées, parfois polychromes sur moulages fins, des xvi% xvn°, xvin" siècles. Se défier des contrefaçons qu'il est parfois difficile de reconnaître.

Crucifixion. — Tableau représentant la mise en croix de Jésus.

Cruciforme. — En forme de croix.

Cubitières. — Une des parties de l'armure.

Cufique ou Coufique. — Nom du caractère

LEXIQUE DOCUMENTAIRE

dont se servaient les Arabes avant le iv° siècle de l'Hégire.

Cuiller ou Cuillère. — Instrument pour prendre les aliments liquides.

Presque toujours en argent. Ornées parfois à la main de statuettes et de chiffres ou d'armoiries sur plats.

Cuir, cuir gaufré. — (Voir Cordouan.)

11 existe, du xi" au xvui' siècle, beaucoup de petits objets, gaines et étuis, et reliures de livres, dorés au petit fer d'ornements, de fleurs de lis ; des coffres (xvi° siècle) timbrés au fer d'ornements et figures dorées. Objets recherchés des collectionneurs.

Cuissart. — Partie de l'armure.

Cuissets. — Partie de l'armure.

Culs-de-lampe. — Ornement d'architecture et d'imprimerie.

Custode. — Enveloppe et gaine, puis pavillon qui enveloppe les hosties, enfin rideau et voile qui recouvre le ciboire aux hosties consacrées. N'a de valeur que par la broderie qui la décore, ou le tissu dont elle est fiute.

Cylindrique. — En forme de cylindre.

Cymatiforme. — En forme de cymaise. (Arcliitecture.)

Dague. — Poignard, xv° au xvu° siècle, en | fer plus ou moins orné.

Les dagues ont subi beaucoup d'arrangé- | inenls, qui rendent difficiles les preuves d'au- | Ibenticité et empêchent de déjouer les contre- | façons.

Dais. — Partie qui domine un siège. Ce sont : les étoffes qui le décorent qui en font la i valeur. \

Dallage. — Décoration du sol à l'aide de i dalles. I

Damas. — Étoffe de soie brochée. ;

Damas. — Étoffe d'acier très fine, dont on i

fait des sabres, des casques, des boucliers, des i

ciseaux, des coupes, des armes, des canons de \

fusil, sur lesquels l'Orient a prodigué les i damasquines d'or ou d'argent.

Damasquine. — Dessins en or ou en argent | que l'on applique sur un métal étranger, sou- i vent le damas, auquel ce procédé de décor \ emprunte son nom.

Dames, Damier. — Jeu très ancien. Il existe 1 des damiers en laque, en ébène, avec dames i en ébène, bois, ivoire et os sculptés.

Dauphins. — Mammifères de la famille des I cétacés. i

Dentelles. — Travail à l'aiguille ou au fuseau, i

Les plus belles et les plus chères sont celles :

de Venise, Alençon, Angleterre, Valenciennes, i

Cruges, Malines, Bruxelles, Gènes. j

Les autres dentelles, d'Espagne, de Portugal, d'Italie, de Grèce et d'Allemagne, sont de valeur très inférieure.

Diamètre. — Ligne droite qui va d'un point de la circonférence à un autre, en passant par le centre.

Dinanderie. — Chaudronnerie de cuivre rouge et jaune (de la ville de Dinant, où elle avait prospéré). Les Dinants, potiers d'arain, travaillaient au repoussé. Il nous reste dos œuvres d'art qui n'étaient que des chaudrons (xui° siècle).

Diptyque. — Deux plaques, généralement d'ivoire, se repliant l'une sur l'autre. (Du xu' au xv° siècle), sculptures à sujets religieux.

Disque. — Corps plat et rond.

Dôme. — Construction voûtée, en forme de demi-sphère, et dominant certains monuments.

Dossier. — La partie d'une chaise ou d"un fauteuil contre laquelle s'appuie le dos de la personne assise.

Douille. — Partie cylindrique et creuse permettant d'adapter un objet à un autre.

Drageoir. — Boite pour mettre des dragées; en argent, or, cuivre, parfois en fer repoussé, découpé à jour.

Dragon. — Animal fantastique, aux ailes d'aigle, griffes de lion et queue de serpent.

Drap d'or, de Venise. — 'lissu très rare fabriqué à Venise pendant le xvi" et le xvii° siècle. Dressoir. — Meuble en bois sculpté, ouvert

Ébauchoir. — Outil des sculpteurs pour modeler.

Ébéne. — Bois de l'ébénier. Rarement employé dans la sculpture d'ornementation, l'ébène devint, au xvi" siècle, le bois le plus recherché. Ce gnût partit de Venise. De cette époque date la transformation du mot huchier en ébéniste.

L'ébène continua d'êire en faveur jusqu'à la fin du règne de Louis XIV.

Ébénisterie. — Désigna d'abord le travail de l'ébène, puis le travail de tous les bois précieux pour meubles d'art.

Écaille. — Enveloppe de tortue. Pendant la Renaissance, on la mêla à l'ébène dans la confection des cadres. On plaqua en écaille. Sous LouisXIVjBoullelançalesmarqueteries d'écaillé. On en a fait depuis nombre d'objets, boîtes, cadres, navettes, incrustés d'or et d'argent, bonbonnières et tabatières enrichies de miniatures, etc. enfin des peignes découpés à jour.

Écharpe. — Bande d'étoffe portée en baudrier et devenue, au moyen âge, par les broderies d'or et les pierres précieuses qu'on y attachait, un joyau et un objet de prix.

Échecs. — Jeu très ancien.

Ceux delà Renaissance ont une grande valeur d'art et de curiosité. Mais ils sont d'une extrême rareté, à l'état complet.

Échiquier. — La table du jeu des échecs est divisée en carreaux de toutes matières et des plus précieuses. Ce jeu occupa une grande place dans les distractions de nos pères.

Écran. — Meuble en bois sculpté, ou doré, avec, en son milieu, souvent, une tapisserie au petit point, parfois une tapisserie des Gobelins, ou un décor ie soie, ou de broderie.

Écrin et Escrinet. — Petits coffrets qui renferment des joyaux. Au moyen âge, ce terme s'appliquait aux coffres grands et petits, destinés à renfermer toutes choses.

1 à hauteur d'appui. On y étalait les pièces d'orj fèvrerie. Il en reste peu dont l'authenticité soit \ certaine.

I Écrltoire, et aussi Escriptouère. — On en

i faisait en toutes matières; on les perlait en

i bandoulière ou fixés dans la ceinture. L'écri-

\ foire contenait au moyen âge, comme de nos

i jours, beaucoup de choses élrangères à l'écri-

I ture.

I Écu. — Bouclier peint ou repoutsé, aux

i armes du possesseur.

i Écusson armorié, souvent en émail noir, or

i ou argent.

Écuelles. — Équivalent de nos assiettes. La

I forme variait par l'évasement ; plus on moins

i grandes, plus ou moins profondes; à oreillons,

i sortes d'anses. Il y avait aussi des écuelles à sai-

i gner, qui servaient les jours de saignée, et des

i écuelles à aumône.

Écuyer. — Celui qui, dans l'escorte d'un

\ chevalier, était chargé de porter l'écu, au moyen

i âge.

Édicule. — Petit édifice : un décor en forme

i d'édifice.

Églomise. — Peinture sur fond d'or, collé

i sur verre ou sur cristal. Il y en a du xvu° au

I xvni" siècle.

I Émeraudes. — Corindon hyalin vert; l'éme-

i raude doit avoir la couleur vert-pré très pure;

I au moyen âge, on en mettait partout.

i Encensoir. — L'usage de l'encens, dans

I l'église catholique, date du temps où les chré-

i tiens purent exercer leur culte sans crainte

I des persécutions. Sous Grégoire le Grand, les

I artistes s'emparèrent de l'encensoir. 11 semble

j qu'on eut, au sui° siècle par excellence, un

i sentiment élevé et vrai de l'art appliqué aux

1 choses saintes. Les conseils du moine Tliéo-

\ phile avaient élé entendus : l'orfèvrerie

I religieuse de cette époque a laissé des chefs-

i d'œuvre de ce genre, en or, argent, cuivre,

i repoussés, ciselés, éinaillés, et chargés parfois

j de cabochons.

' Encoignure. — Petit meuble en bois de rose,

LEXIQUE DOCUMENTAIRE

bois d'amourettes, ébène, orné de bronzes, de marqueterie de cuivre, et couvert de marbre- Encorbellement. Procédé de construclion qui concerne les parties en saillies sur les parties voisines.

Encrier. — En bronze et du xvi° siècle, quand ils sont italiens.

Autre part, on en fit en toutes matières, et chargés d'ornements.

Enlumineur. — Celui qui peint les enluminures sur le vélin.

Enroulement. — Forme de décor architectonique.

Entre-deux. — Petit meuble en marqueterie de bois de rose, parfois décoré de bronzes ciselés. 11 en existe d'intéressants du xvn" et du xvin° siècle. Ceux de l'Empire ne sont recherchés que pour leurs bronzes.

Entrelacs. — Ornement d'ordre architectonique.

Épée. — Nom générique de tonte arme à lame droite et longue.

La Renaissance en a laissé d'admirables, en fer ciselé, damasquiné, incrusté d'or, garnies de joyaux et de camées.

Sous Louis XIV, Louis XV, Louis XVI, les épées sont plus courtes, plus légères.

L'épée se compose du pommeau, de la fusée, de la garde, des barrettes, de la coquille, du talon, de la lame.

Le fourreau commence par la chappe, et s'achève par la bouterolle.

Du x" au xv° siècle, elles ont la barrette en croix.

Au xvi" on trouve des quillons relevés et abaissés.

Éperon. — Rranche de métal qui s'applique au talon de la botte du cavalier, et est munie d'une petite molette (roue à dents).

i Autrefois en fer ciselé ou uni, ou incrusté, i ou damasquiné.

Épi. — Au xv° et au xvi" siècle on désignait i ainsi l'ensemble des pièces de faïence ou I d'étain qu'on plaçait sur la crête d'une maison.

Épistolier. — Le livre des Épitres, qu'on lit I à la messe.

Équilibre. — Loi d'harmonie des différentes i parties d'un objet ou d'un système de décoi ration.

Escabeau. — Siège en bois, sans dossier. I On en trouve qui sont décorés de sculptures.

Escarboucle. - — De carbunculus, charbon ; I grenat aux nuances pourpres tirant sur le I coquelicot.

Escarcelle. — Bourse. De eschaîrs, économe, i avare. C'était la bourse de réserve et le coffre- : fort, plutôt que la bourse nsuelle. Les pèlerins i portaient l'escarcelle qui contenait tout leur i avoir. 11 ne faut pas la confondre avec l'aumô- I nière.

Espoulin ou Espolin. — Petit tube de roseau i qui sert à évider la laine, la soie, ou le coton i pour la trame des tissus ; nom spécial de la j navette qui porte les fils d'or et la soie pour i brocher.

Estampe. — Plaque d'or, d'argent et de cui- 1 vre estampées en feuilles, en lis, en bas- I sins, etc.

Étagère. — Meuble découvert garni de i tablettes superposées.

Étain. — Métal de couleur gris blanc, plus i dur et plus léger que le plomb, i Pièces nombreuses qui s'élèvent, pendant la i Renaissance, à des conceptions et à une exécu- \ tion de grand art.

Évangéliaire. — Livre où se trouvent les I évangiles.

Facette. — Petite surface plane.

Faïence. — Poterie de terre vernissée et émaillée.

Faldistoire. — (Voir Fauleuil.)

I Fauchart. — Arme d'hast.

I Faucon. , — Oi?eau de proie qu'autrefois l'on j dressait pjLir h chasse.

I Fiucre. — Morceau de fer placé à droite de

l'armure, et destiné à soutenir la lance, dans i

le mouveuient de charge. \

Fauteuil. — Dérivé de faldistorium, siège i

qui se plie ; de là faldestuef, faicdestuef, [au- \

deslueil, et, par contraction, fauteuil, siège |

d'honneur, la chaise par excellence; mais i

comme le moyen âge hait la précision, le mot j

sert en même temps à désigner les chaises à : tout usage.

Plus spécialement, il désigne le siège à i

bias, à accoudoirs; il en est de tout bois, et i de toutes garnitures

Fermail. — Boucle destinée à joindre les \

deux côtés du manteau autour du cou ou sur i

l'épaule, n en existe en or, argent, bronze i émaillé ou ciselé.

Fermoirs. — Terme employé pour désigner |

les agrafes qui fermaient les livres manuscrits, |

le parchemin exigeant une pression assez forte ;

entre les ais de bois de la reliure. i

Ferronnière — Chaînette d'or qui, en son i

milieu, porlait un chaton garni d'une pierre I

précieuse. Cette pierre se plaçait au milieu du i Iront. Il n'en existe plus d'anciennes.

Fibule. — Bijou ancien, qui se rapprochait |

comme forme de l'épingle de nourrice. j

Fiche. — Parallélogramme plat, en argent, I

nacre, ivoire ou os, qui sert, dans différents \

jeux, à représenter une valeur de convention. I

Filigrane. — Bijouterie faile avec des fils \

d'argent réunis en dessin et soudés. Ces |

bijoux se faisaient parliculièrem-ent en Italie, | à Gênes, Naples et Venise.

Flacon. — Récipient en forme de bouteille, i

fermé avec un bouchon de verre ou de cristal. |

On recherche à juste litre les flacons en or, |

argent, porcelaine de Sèvres, Saxe, Wedgwood, j

Chelsea, Vitry, cristal de roche, et particulière- i ment ceux des xvn" et xviii' siècles.

Flambeau. — Chandelier dont il existe des i

modèles en fer, argent, ivoire, bronze, porcelaine de Chine, faïence de Delft et de Nevers, émail de Limoges.

Flascon. — (Voir Flacon.)

Fleur de coin. — État de la médaille qui sert de coin. C'est le seul état où elle ait de la valeur, d'après cerlains numismates.

Fleur de lis — Sous la monarchie, tous les métiers qui ne dérogeaient pas timbraient de la fleur de lis.

Foliacé. — Qui est de la nature des feuilles.

Fontaine. — Récipient à robinet et couvert, où l'on conserve l'eau.

Diverses valeurs, suivant que la fontaine est en cuivre repoussé, en faïences de Rouen, de Nevers, de Moustier, etc. •

Four. — Ouvrage de maçonnerie dans lequel on fait cuire toules matières. -

Fourreau. — (Voir Épée.)

Fraise. — Collet porté au xvi° siècle.

Framée. — Lance des Gaulois et des Francs.

Francisque. — Hache des Gaulois et des Francs.

Franges. — Sorte de passementerie dont on borde la garniture des sièges, des couvertures, des lambrequins, des pentes de rideaux, etc., depuis la fin du xv" siècle.

Frise. — Partie de l'entablement (terme d'architecture).

Frontal. — Partie de l'armure du cheval.

Fronton. — Terme d'arcliilecture qui désigne l'ornement mis à la partie supéiieure de la façade d'un monument.

Frontispice. — Face principale d'un monument : gravure placée à la première page d'un Hvre.

Fusée (horl.). — Roue en spirale autour de laquelle s'enroule la chaîne d'une montre.

Gaine. — Étui de petite dimension.

Galet. — Caillou roulé et poli par les eaux de la mer.

Gant. — Vêlement de la main. Les ganls anciens étaient brodés.

Gantelets.

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