‹ Comment éviter les impôts mortelsChapitre 23 sur 26 · LITTÉRATURE · texte numérisé non relu

LITTÉRATURE

Guillaume APOLLINAIRE : CALLIGRAMMES. —Un vol. in-8o 6 fr. 50

Avec les calligrammes proprement dits, ce dernier recueil du poète mort, fait alterner tous les genres de poèmes, dans un véritable feu d'artifice d'images, de rythmes, de fantaisies. Les fusées montent de l'amour et de la guerre. Mais il sebible qu'elles partent de tous les

Î «oints de l'horizon pour réunir leurs feux au firmanpent. Les négligences, es obscurités voulues, les partis pris d'étrangetés n'empêchent pas Apollinaire de révéler ses ressources infinies. ^Ge j^oèite né aura marqué fortement sa génération, j'en avertis les curieux d'histoire littéraire.

Pierre BENOIT : KŒNIGSMARK. — Un voL rn-iS. 4 fr. 50

Roman d'aventure comme on n'en faisait plus, d'un intérêt très vif, mené avec un art à la Gberbuliez.

René BIZET : LA SIRÈNE HURLE. — Un vol. in-i8. 4 fr. 55

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du rêve, l'appel de l'aventure errante. Forte personnanté de conteur. Bizet s'appuie sur la tradition de Baudelaire, de Poë, de Stevenson.

Paul FORT : LA LANTERNE DE PRIOLLET. — Un vol. in-i6 4 fr. 50

* prêtait le Satan Iffémoire^ f aimerais me croire le phu heureux de la terre.

De tous les guetteurs d'aurore (en wa chambre d^or)y n'était,,, le Dëmon Naguère ! >

Ils méritent notre gratitude égoïste, ces deux bourreaux du prince des poètes. Car la lanterne de PrioUet, c'est-à-dire la tourelle d'une maison de l'avenue de rObservatoire, par eux allumée, promène sa lumière sur les toits de Paris, les dômes, les tours, les colonnes, et le jardin du Luxembourg. Voilà une jolie idée et un heureux prétexte à érocations.

Il faut qu'un prodigieux charme de fantaisie quasi divine anime aeerètement la prose assonancée de Paul Fort, ou bien que sa lanterne ' magique soit une lanterne de magicien.

Car, je vous le conGe, il ne' s'agit que d'une promenade au quartier Latin, de cent menus incidents personnels et enfin de bribes d'un ' manuel d'histoire rapidement relu pour la circonstance.

Jban GIRAUDOUX : SIMON LE PATHÉTIQUE. — Un vol. in-16 4 fr. 50

Analyse d'un produit de la culture français^, menée par un esprit ironique, malin, orinnal au possible, et dont le seul défaut est de cultiver cette originalité. Pour évoquer les visages et les heures de la jeunesse, pour noter les nuances d'émotion dans un amour délicat de cérébral, Jean Giraudoux a choisi les images les plus fines, tendres, imprévues.

Pierre LASSERRE : FRÉDÉRIC MISTRAL. — Un volume in-i6 4 fr. 50

M. Pierre Lasserre étudie dans ce livre l'œuvre épique et lyrique du Maître provençal, si saine, si npble, et si lumineuse, qui a su faire chanter la jeunesse et l'étervelle nouveauté dans les poèmes de la patrie, de la famille et de la tradition. Ce n'est pas une étude définitive sur Mistral, car on ne pourra aborder que plus tard les vraies idées politiques (encore inconnues du public) qui dominent toute l'œuvre et qui ne seraient pas aujourd'hui de circonstance. Mais déjà M. Lasserre fait alterner le commentaire littéraire avec la peinture de mœurs- et le tableau d'histoire.

Lucie-Pâul MARGUERITTE.- LE SINGE ET SON VIOLON. — Un vol. in-16 4 fr. 50

Le singe, c'est le m^ri, pour qui la femme est un violon fragile. Il y a de l'analyse acérée, de la sensibilité réfléchie, une fort jolie tenue littéraire dans ce roman qui constitue une critique sévère du mariage contemporain, entre inconnus.

Gaston RA6E0T : LA FAIBLESSE DES FORTS. — Un vol. in-16 4 fr. 60

Ce sont des forts en effet, ces deux savants, frèrea qu'unit une affection profonde, et qui mènent contre la mort un combat quotidien dont

raatenr a montré la beauté avec une sobre puiasance. Leur faiblesse, qai vient du cœur, ne çlura pas : une femme charmante a passé entre eax denx. Mais les forts, les nobles, les studieux, se ressaisissent. Le pathétique du roman, const«nment soutenu avec habileté, se résout dans lo sacrifice et la foi.

RoBitRT SGHEFFER : ORIENT ROYAL. — Un volume m-16 4 fr. 50

J'ai peur d'avoir l'air de rédiger une réclame et de ronloir afficher ractualité d'un tel livre, en avertissant qu'on y trouvera, escfnissés de main de maître, le prince de fiulow et le prince de Lichnowski. M. Scheffer a connu ces messieurs, en même temps que Coppée, Loti, Leconte de Lisle à la cour de Carmen S^lra. La Reine de Roumanie, le Roi et Hélène Vacaresco sont ses portraits les plus poussés. M. Robert Scheffer, à TintérÔt de ses modèles, ajoute celui' de son esprit, aigre, et pénétrant avec férocité.

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