‹ Comment finiront Guillaume II et ses complicesChapitre 53 sur 57 · cAugustVoN Wassermann, médecin à Berlin, l'un des · texte numérisé non relu

cAugustVoN Wassermann, médecin à Berlin, l'un des

238. Félix Von Weingartner, musicien, sans résidence fixe, l'un des 95 * .

259. Théodor Wiegand, directeur du musée de Berlin, l'un des 93.

240. Wilhelm WiEN, professeur de physique à Wurzbourg, l'un des 93.

241. Ulrich Von Wi LAMOVITZ-MoELLEN- DORFF, Exc, philologue à Berlin, l'un des 93.

242. Wilhelm Windelband, professeur de philosophie à Heidelberg, l'un des 93.

243. X., recteur de l'université de Berlin, signataire de la protestation dite des 22. Faux témoin, diffamateur des nations alliées, niant les crimes allemands contre la personne humaine et les monuments de l'art et au besoin les excusant d'avance, témoin cette phrase hypocrite et doucereuse dudit manifeste : (( Si les trésors de l'art devenaient la proie de la fatalité destructrice, il

I. On Ta vu plusieurs fois à Paris, toujours très bien accueilli dans nos salons et nos milieux musicaux, lui et ses brumeuses oeuvres.

GUILLAUME II ET SES COMPLICES J^f

ne faut pas oublier que la responsabilité de cette calamité incombe tout entière à ceux qui ne se contentèrent point de déchaîner cette guerre abominable, mais encore n'hésitèrent pas à donner des armes à la population pacifique, etc. » Toujours la calomnie dans la contre-vérité, l'un des procédés les plus chers aux Teutons. Evidemment, c'est la Belgique qui a attaqué l'Allemagne et violé sa neutralité, le 5 août 1914.

244 à 264. Les recteurs des Universités de Tubingue \ Bonn^, Breslau, Erlangen, Francfort, Fribourg, Giessen, Goettingue, Greifswald, Halle, Heidelberg, léna, Kiel, Koenigsberg, Leipzig, Marbourg, Munich, Munster, Rostock, Strasbourg et Wurzbourg, — tous signataires d'une « protestation » publiée en octobre 1914, et auteurs des mêmes crimes.

265'. Von Koester, amiral, ancien commandant de la flotte, président de la Ligue navale allemande, 1909 à 1914. Excitation au vol des colonies françaises. Pangermanisme.

266. ScHMiDT, général, gouverneur militaire de Lodz (Pologne). Menaces contre les ouvriers polonais refusant de travailler pour l'Allemagne (avril 191 7).

1. Où Bismarck fit ses études, ses parents redoutant pour lui l'université de Bonn, trop voisine des vins du Rheingau.

2. Le kronprinz allemand, le « héros » de Verdun, y a fait ses études, médiocres d'ailleurs.

267. Von Etzdorff, général, gouverneur de Varsovie. Mêmes actes criminels que le précédent (avril 191 7).

268. X., général, commandant le 9® corps allemand. Vol de meubles, fracture des coffres de l'hôtel Lucien Arnette, à Noyon, en mars

269. Krug von Nid a, général, commandant ^ la 24® division allemande. Condamnation arbi- : traire à des amendes et à l'emprisonnement de plusieurs notables de Haubourdin (Nord). Parmi , eux, M. Potié, sénateur et maire, emprisonné, ■ tant en Allemagne qu'en territoire occupé, de juillet 191 5 à février 191 7.

270. Benneke, médecin militaire, professeur. Menaces d'une guerre à mort^ et injures contre ,

I. A chaque instant apparaît cette scélérate pensée de ^ Guillaume II : la destruction de la race française, — pensée dont sont pénétrés tous les Allemands, du maréchal au dernier soldat. Nous détruire, implacablement, froidement, pour mieux voler notre territoire lors de la future guerre, car, si peu psychologues qu'ils soient, ils savent bien que l'actuelle guerre équivaut pour eux à un coup manqué. Ils nous ont massacrés à Gerbéviller aux cris, proférés en français : « Qu'on fusille tout ! Il faut que cette nation disparaisse I » A Noyon, un officier disait au maire : a Ce que nous faisons n'est pas une guerre comme les autres ; c'est à la France que nous en voulons... » A Ham, un autre bandit déclarait crûment, à un membre de la municipalité : « Nous voulons détruire la France ! » Rapprochez de ces cyniques aveux les exécutions, les massacres, la mise en coupe réglée des enfants, la tuberculose infligée aux prisonniers de guerre et aux déportés civils par le manque de nourriture, — et vous n'aurez encore qu'une faible idée du sort que réserverait à l'Europe, mais avant tout aux Français, la victoire de la race allemande et de l'exécrable bandit qui la gouverne !

les Français, à Noyon, en janvier 1917. (Té-moignage de la supérieure de Vhospice de V^yon.)

271. SiCKEL, officier, chef de kommandantur, à Flavy-le-Meldeux. Terrorisation des habitants, menaces par voie d'affiches (i mars 1917).

272. Argyropoulos, sujet grec, naturalisé allemand, capitaine au 18® régiment de uhlans, chef de kommandantur à Haubourdin (Nord). Condamnation arbitraire à l'amende et à l'emprisonnement de plusieurs notables, parmi lesquels M. Potié, sénateur et maire (Haubourdin, juin 191 f).

275. GoLDENBERG, lieutenant, appartenant au 9® corps allemand. Vol de linge de femme, dans la maison de M. Arnette, à Noyon, en mars 191 7. (La victime de ce vol a déposé une plainte judiciaire contre le voleur et ses complices, en mai IÇJJ-)

274. Helbronner, marchand d'antiquités, rue du Vieux-Colombier, à Paris. Complice par recel du vol de la Vierge de l'église d'Orignyle-Sec (Aube). Maison séquestrée en 19 14.

B. — Austro-Hongrois.

27^. Von Krobatin, général, ministre de la guerre d'Autriche, complice du refus de laisser ravitailler la Syrie par les Américains (191 6).

276. cArchiduc Eugène d'Autriche, général, commandant sur le front du Trentin, 19 16 et 19 17. Complice et souvent auteur des atrocités commises à l'égard des patriotes italiens, principalement à Trente.

277. KuK, général, adjoint au gouverneur allemand de Pologne (191^-1917). Complicité dans tous les crimes commis par Von Beseler.

278. ScHEMNA, général, publiciste. Nombreuses excitations à la destruction de la Serbie, à partir de 191 3.

279. X., lieutenant impérial en Bohême. Menaces envers les patriotes tchèques, détention arbitraire d'habitants, restriction du droit d'imprimer, menaces de supprimer les journaux non inféodés au germanisme (janvier 191 7).

280. ZiLLER, général, adjoint au gouverneur militaire de Valachie. Complice du gouverneur Von Tuelf dans les vols, pillages, extorsions de fonds et détentions arbitraires commis en Roumanie (janvier 191 7).

281. X., général, gouverneur militaire de la Serbie occupée. Complice de l'exploitation des territoires serbes, par les soins du gouverneur civil et au profit du gouvernement autrichien. Ruine et asservissement du pays depuis 191 f. Affamement des populations, nombreux pillages. En janvier 191 7, exécutions d'habitants ayant refusé de renseigner les Autrichiens,

282. cAlbrechtLAVcm, colonel d'artillerie. Il fît mettre à la disposition de l'armée boche destinée à envahir la Belgique les canons lourds autrichiens, fin j uillet 1 9 1 4, avant que l'Autriche eût déclaré la guerre à la France; et ce sont ces canons-là qui bombardèrent Anvers et Mau beuge.

283. Comte Clam-Martinic, président du conseil des ministres d'Autriche-Hongrie (novembre 191 6-1 9 17). Il a pris la responsabilité de la politique d'alliance allemande et n'a rien fait pour arrêter les procédés de guerre boches, si bienimités parles Autrichiens. Démissionnaire en juin 1917.

284. Comte CzERNiN, ministre des affaires étrangères d'Autriche-Hongrie. Complicité criminelle avec l'Allemagne en ce qui touche la politique intérieure et extérieure de la double monarchie. Diffamation de l'Entente. Excitation aux annexions.

285*. Comte SzECSEN, ancien ambassadeur à Paris, en juillet-août 1914. Toujours d'accord avec son collègue allemand, valet de son ombre, il a trompé son gouvernement sur les sincères désirs de paix de la France et conseillé à Vienne de rejeter tous moyens offerts par nous, en juillet-août, de localiser le différend austroserbe. Il est resté à Paris sans demander ses passeports jusqu'au 10 août, alors que l'Allemagne nous avait déclaré la guerre depuis le 3, et que les canons lourds autrichiens tiraient sur nous et les Belges.

286. Comte SzAPARY, ancien ambassadeur à Petrograd en juillet-août 19 14. Manœuvres déloyales tendant à irriter l'Autriche contre la Russie, surtout au moment de la mobilisation préventive.

287. Comte Clary-et-Aldringen, ancien ministre d'Autriche-Hongrie à Bruxelles en juilletaoût 19 14. D'accord avec la légation d'Allemagne, il a trompé le roi Albert et ses ministres sur le sort réservé à la Belgique par la politique du kaiser.

288. GiELS, général, ancien ministre d'Autriche-Hongrie à Belgrade. Pendant sa mission diplomatique, il ne cessa pas de diffamer et de calomnier la Serbie auprès du cabinet de Vienne. Le 25 juillet 19 14, au reçu de la note serbe accordant satisfaction à l'Autriche sur presque tous les points, il demanda immédiatement ses passeports et rompit les relations diplomatiques, rendant ainsi la guerre inévitable.

289. TBaron Maccio, secrétaire général du ministère des affaires étrangères en juillet-août 19 14. 11 s'associa à toutes les mesures criminelles du comte Berchtold à l'égard de la Serbie et fut le complaisant écho du gouvernement de Berlin. Il appelait cela : a: se dispenser d'être poli ».

290. Comte And RAS s Y, chef de groupe au parlement hongrois. 11 a contribué de son mieux

à faire épouser par les Hongrois l'immorale cause du pangermanisme. Au mépris des vrais intérêts de son pays, alors que la France avait plutôt de l'amitié pour la Hongrie % il a brouillé ces deux nations et s'est fait l'homme de Berlin.

291. X., bourgmestre à Carlsbad en août 19 14. Détention arbitraire de deux sujets neutres, — la cantatrice Adelina Patti et son mari, de nationalité danoise, — après la déclaration de guerre de l'Angleterre à l'Allemagne.

292. Comte Saephen-Bethléem. Il a demandé, à la Chambre des députés hongrois, l'annexion immédiate de la Serbie à la Hongrie (mars 19 17).

295. X., gouverneur civil de la Serbie occupée. Exploitation éhontée du royaume serbe au profit de l' Autriche-Hongrie. Vols de cuivre, de plomb, de houille et d'antimoine ; abattage des forêts. Deux mille wagons de fruits et confitures envoyés à Vienne et à Budapest en 191 6. Monopole du sel, du tabac, des allumettes et du pétrole, dont les producteurs sont payés en billets autrichiens dépréciés. Vol du numéraire aux paysans. Trois cent mille personnes mortes d'épidémie, en Serbie, depuis l'occupation autrichienne^.

1. Se rappeler ramical et enthousiaste accueil que Paris, toujours généreux, fit aux Hongrois et au député Helfy, visitant TExposition universelle en 1889.

2. Le gouvernement austro-hongrois avoue la plupart de ces faits dans un rapport publié en 19 17 par l'Office du commerce extérieur autrichien.

294. Trince de Furstenberg, ambassadeur d'Autriche-Hongrie à Madrid, en 191 6 et 191 7. Est sorti de son rôle diplomatique pour faire de l'espionnage et de la propagande en faveur des empires centraux. Faux témoin, calomniateur et diffamateur d-es Alliés.

295. GuMPLOWicz, publiciste à Vienne, sociologue. A fortement approuvé les crimes des Austro-Boches. S'est prononcé, dans divers écrits, en faveur de l'écrasement complet de la Serbie et du Monténégro (i9iy-i9i7) : (( Tout moyen est bon qui conduit au but. »

296. Friedell, publiciste à Vienne. Il a glorifié la prétendue mission divine de l'Allemagne et ses droits à la domination mondiale (avril 191 jf). Ce qui prouve que les Teutons vivant sous les lois de l'Autriche sont les dignes frères des Teutons asservis à Guillaume II.

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