‹ Comment moururent les rois de FranceChapitre 22 sur 40 · Brachet, Pathologie mentale des rois de France · texte numérisé non relu

Brachet, Pathologie mentale des rois de France

Jetons un coup d'oeil rapide sur les lares pathologiques et héréditaires des principales des sept générations des ducs de Bourgogne, dont plusieurs transmirent des vices de consanguinité à plusieurs rois de France.

l" génération. — Rob-EB-t de Cl-EH-mont (1256-1318), sixième fils de saint Louis, est atteint de folie traamaiique [et d'un], à la suite d'une blessure à la tête, dans un tournoi stupide. Son épouse est Béatrix de Bourbon.

2" génération. — Louis I"', duc de Bourbon le Boiteux [et de deuxj (12701342), fils de Béatrix de Bourbon, déjà nommée, et de Robert de Clermont, neuro-arthritique.

3* génération. — Pierre I'"', duc de Bourbon (1311-1356), est tué à la bataille de Poitiers. Sa sœur, Jeanne de Bourbon, épouse Guy VII, comte de Forez. Leur fils, Jean II de Forez, est fait prisonnier à la bataille de Brignais et devient fou [et de trois].

4" génération. — Louis II, duc de Bourbon, est atteint d'affection mentale [et de quatre]. Sa sœur, Jeanne de Bourbon, épouse le dauphin Charles (Charles V) ; son état de folie [et de cinq] dure un an ; leur fils, Charles VI, est fou [et de six].

7" génération. — Jean II, duc de Bourbon, goutteux. Son second frère, Pierre II de Bourbon, sire de Beaujeu, épouse Anne de France, fille de Louis XI ; son époux est dit Malateste, tout malaisé d'esprit et de santé[et de sept].

La sœur de Jean II, duc de Bourbon, épouse Charles le Téméraire [et de huit]; ils eurent Marie de Bourgogne qui fut grand'mère de Charles-Quint ', un demi-fou mystique [et de neuf]. Le Téméraire fut le dernier duc de Bourgogne.

La seconde sœur de Jean II, Marguerite de Bourbon, morte tuberculeuse [et de dix], épouse Philippe, comte de Bresse, plus tard duc de Savoie. De ce mariage vint Louise de Savoie, mère de François I""'. Donc la grand'mère de ce souverain, morte « étique » de la tuberculose [et de onze] au château de Pont d'Ains, 24 avril 1433 (Guichenon), explique celle de son petit-fils [et de douze]. Par surcroît, ce dernier est atteint de mégalomanie ou de celante (Lacassagne), comme tous les souverains non constitutionnels, enivrés d'ambition ; état d'âme qui dépend du « milieu « et non plus de l' « hérédité ».

La source prédisposante de l'état mental de Charles-Quint et de Don Carlos, son fils, [et de treize], est attribuée uniquement, à tort, à sa mère Jeanne la Folle; une part vient de la septième

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