Talleyrand
— Charles X, en colonel des gardes nationales. PI. Vil.
— Le PIEU monarque, estampe caricaturale de Decamps.Pi. Vil.
— Charles X, d'après Horace Vernet.
— Louis-Philippe, caricature satirique.
— Tirée de la Lanterne de Hochefort,
— Louis Bonaparte s'évadant du fort de Ham.
1. La crise du papier oblige notre éditeur à supprimer plusieurs planches hors texte, qui n'ont d'ailleurs qu'un rapport indirect avec le sujet du livre ; ce sont les figures 15, 16, 17, 20 et 21, dont nous avons laissé les légendes détaillées et que nous espérons ajouter dans la suite.
Fig. S'i. — Le général Galas.
Fjjf. 55. — Médaille commémorative à l'ouverture de la porte Saint- Michel.
Vig . 36. — La descente de Napoléon en Angleterre, caricature anglaise.
PI. vm.
Fig. S7 . — Hudson Lowe, caricature satirique. PL VlII.
Fig. 38. — Hudson Lowe cravaché par le fils du comte de Las Cases.
Fig. 39. — Le D' Conneau.
Légendes des tableaux de Rubens, dessinés par Nattier (XVIII' siècle).
La FÉLiciTii DE LA RÉGENCE (fig. 15). — L'Iieureux gouvernement de la Heine est icy marqué par l'Equité, par l'Abondance, par les Sciences et par les Arts. La Reine, dans son trône, lient une balance à la main et représente cette vertu qui distribue les récompenses et les chàlimens, selon les mérites. Elle est accompagnée de Minerve et de l'Amour. D'un côté, la Médisance, l'Ignorance et l'Envie sont terrassées par les Génies des Beaux-Arts et, de l'autre, on voit le Tems qui conduit la France au siècle d'or.
Marie de Médecis s'enfuit de la ville de Blois (fig. 16). — Parmi tous ces tableaux, la Reine voulut qu'il y en eut quelqu'un qui donnât des marques à la Postérité de sa mauvaise fortune. C'est pour cela qu'elle fit peindre dans celui-cy sa fuite de Blois, lorsqu'elle fut contrainte de se sauver parla fenêtre du Château . Sa Majesté est accompagnée de Minerve et escortée du Duc d'Epernon qui l'nttendoit avec quelques gens armez : Et pour ne laisser aucun doute de cette action, le Peintre fait voir une femme de chambre qui suit la Reine et descend actuellement par une fenêtre.
La destinée de la Heine (fig. 17). — Les Parques filent la vie de la Reine sous l'heureuse constellation de Jupiter. Ce Dieu est caressé par Jnnon, qui est la Déesse des accouchemens, et qui veut assister à la naissance de la Princesse pour la rendre digne de tous les honneurs où peut atteindre une mortelle.
Éducation de Marie de Médicis. Origine de sa devise (fig. 18). — Minerve enseigne à la Reine les premiers élémens des sciences. — Les Grâces et l'harmonie accompagnent cette Déesse, pour assaisonner tout se (sic) qui entre dans l'esprit de la jeune Princesse. Mercure descend du Ciel pour lui faire part de son Eloquence, et la fontaine castalide est icy le symbole de la Poésie. Sur le devant du Tableau sont quelques instru mens des .iris Libéraux que la Reine a toujours aimez et protégerez, et entr'autres la Peinture, la Sculpture et la Musique.
L'Accouchement de la Ueine (fig. 19). — La Reine, qui vient de mettre au monde Louis XIII, le regarde d'un amour maternel qui change en joye toutes les douleurs de l'enfantement. D'un côté la Justice donne ce nou-
veau Prince en garde an Génie de la Santé, et de l'antre, est la fécondité qui, dans sa corne d'abondance, fait voir les cinq antres enfans qui doivent naître de la Reine. Le Soleil, dans son char, prend sa course en
Via. 19. — Naissance de Louis XIII, d'après Rubons.
haut et donne à connoitre par là que l'accouchement arriva le matin, et la constellation de Castor, qui est en haut, marque qu'il fui heureux.
L'Echange des deux reines (fig. 20).— La scène de celle cérémonie est sur le fleuve d'Andaye auœ contins des deux Royaumes. Isabelle de Bour-
bon passe en Espagne pour estre épouse de Philippe rv. El Anne d'Autriche vient en France pour Louis XIII. Ces deux princesses paraissent sur un pont de bateaux richement orné. On y voit la France d'un côté et l'Espagne de l'autre qui donnent et reçoivent les nouvelles Reines, pendant que la Félicité répand les trésors du Ciel, et que le fleuve du lieu, un Triton et une nymphe marine présentent les richesses des Eaux.
La majorité de Louis XllI (fig. 21).— La Heine donneau Itoy LouisXIII le gouvernement du Royaume, marqué par une barque à laquelle la Force, la Religion, la Justice et la Bonne foy donnent le mouvement. D'autres vertus ont le soin des voiles et mettent toutes ensemble la France en sûreté. On voit, d'un côté, les étoiles Castor et Pollux, présages des voyagiis heureux et, de l'autre, sont deux Renommées qui publient la bonne conduite de la Reine au maniement des affaires.
Naissance db Mabie de Méoicis (fig. 14 hls '). — Lncine remet la jeune princesse entre les mains de la Ville de Florence ; les grandes destinées qui attendent la jeune enfant sont présagées par un génie tenant une corne d'abondance, d'où sortent les marques de la royauté. Sur le premier plan figure le fleuve Ârno, avec divers atlribuls symboliques. Le Sagittaire occupe la partie supérieure du tableau, pour indiquer l'époque de la naissance de la reine. C'est d'ailleurs une erreur de Ruhens ; ce signe du Zodiaque devrait être remplacé par le Taureau : la reine est née le 25 avril 157S et le soleil ne passe dans le Sagittaire que du ?2 novembre au 21 décembre, tandis qu'il accomplit sa course dans le Taureau, du 2S avril au ?/ mai.
Ruhens devait être peu soucieux de l'exactitude astrologique, car il a commis deux autres inadvertances de même ordre en composant sa Nais" sanco de Louis XIH {fig. 19). Dans ce tableau allégorique, la reine contemple d'un œil maternel ce fils avec qui elle devait toute sa vie être en désaccord ; d'un côté, la Justice donne le nouveau-né en garde au Génie de la Santé et, de l'autre, la Fécondité montre, dans sa corne d'abondance, les cinq enfants qui naîtront de la reine. Venons aux erreurs d'horoscope. Au haut du tableau est figuré Castor, de la constellation des Gémeaux, laquelle donne son nom à un signe du zodiaque où le soleil entre le 20 ou le 21 mai ; or Louis XIII vit le jour le 27 septembre 1601, sous le signe de la Balance; ce serait même à celle particularité qu'il devrait son surnom de Juste. Secondement, la présence du soleiL, prenant sa course dans son char, indiquerait que l'accouchement aurait eu lieu le malin; en fait, il survint à dix heures et demie du soir. Bien entendu, ces observations ne sont pas des critiques ; peu importe à la gloire de Rubens et à la valeur de son œuvre, qu'il ait été versé ou non dans les niaiseries généthliaques alors à la mode.
i. Kxtrait do nos Accouchements dans les Beaux-Arts, dans la Lillérature et au Théâtre, avec 212 figures.