CONCLUSION
Nous Toici parvenus a la fin de notre tache. Nous avons 6voqu6, — trop imparfaitement il est certain, — la grande p6riode r6volutionnaire qui a transforms la France, lui apportant paix, bien-6tre, liberty !
Gertes, la soci6t6 nouvelle n'est pas parfaite. Bien des critiques peuvent 6tre formul6es. II y a encore des frottements et des tiraillements. Le regime de la production laisse a desirer, de mSme le systeme de repartition...
Oui, rid6al n'est pas atteint !... Le sera-t-il jamais ?...
Mais, si des ombres existent encore au tableau, du moins le mal de misere est vaincu et la route de I'avenir est d6blay6e, libre d'obstacles !
Nulle force coercitive ne pent se mettre en trayers de revolution.
J Conmie nul n'a plus interfit k ce que se perp6tuent
COMMENT NOUS FERONS LA RfiVOLUTlON 295
les coutumes du passe ; comme nulle institution compressive ne pent, — ainsi que le fit I'Etat au cours des si^cles, — 6touffer les aspirations nouvelles, ^eraser dans I'oeuf le progres, la marche en avant va se continuer sans entraves.
Au fur et h mesure que telles ameliorations, tels modes de vivre seront trouv6s pref6rables, leur adoption se fera autoraatiquement, — sans que leurs partisans aient a lutter contre ceux qui n'en voudraient pas et, sans que ceux-ci puissent s'opposer a ceux-la.
Dans tous les domaines, — que ce soit dans le domaine ^conomique ou dans le domaine moral, — en tous ! la r6volution a marqu6 son empreinte f6conde.
Un 6tre humain sociable, — consequence du
milieu nouveau, de I'ambiance nouvelle, — s'est
"ubstitu6 a la bfite humaine de la p6riode capitaliste :
homrae est devenu bon, parce qu'il n'a plus int6ret
a 6tre mauvais !
A la lutte, aux rivalit6s, aux discordes, aux d6chirements, et a la guerre entre humains, se sont substitutes I'entente, la cordiality, I'entraide. La bataille ne continue que dans le domaine de la nature : sur ce terrain, en accord commun, les hommes surmontent les forces adverses, se les asservissent.
Et maintenant que toutes les apprehensions sont 6vanouies ; maintenant que la r^yolution se r6percute h travers le monde, apportant 6galement aux peuples, la paix, la libert.6, le bien-6tre ; maintenant que nul danger, ni int6rieur, ni ext6rieur, n'est h
redouter... maintenant la vie est douce et bonne k vivre !
La joie monte ! La joie puis6e dans la certitude que la revolution est irrevocable, que toute reaction 2st impossible.
Cette certitude ensoleille I'horizon.
Et devant Thomme reg6n6r6, liber6 de toutes les chaines, de toutes les servitudes, s'ouvre, large et droite, la route de I'avenii
TABLE DES MATlERES
P.VfiKS
Preface v
Aux Lecteurs XV