‹ Comment on s'instruit en se recréant [microforme]Chapitre 2 sur 2 · OTTAWA IMPRIMERIE BEAUREGARD, 222 AVE. GUIGUES · texte numérisé non relu

OTTAWA IMPRIMERIE BEAUREGARD, 222 AVE. GUIGUES

Comment on s’instruit en se recréant

MADAME A. = LACERTE —__— "1" "hIL

Comment on s’instruit en se recreant

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Conférence donnée le 2 5 avri! 1915 au Monument National

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IMPRIMERIE BEAUREGARD, 222 4vE, Guiques

Comment on s’instruit en se recréant

Tout le monde aime à lire ; aussi, c’est un agréable passe-temps et je plainsceux qui ne trouvent pas de chärme à la lecture! Sur cinq cents personnes, il n’en est pas dix peut-être qui vous diront: ‘‘ Moi, la lecture, ça m'ennuie ! ”

Mais il y a lire et lire ; il faut nous arrange: pour que nos lectures nous soient profitables. Rien n ‘flue sur le caractère comme la lecture ‘‘ dis-moi ce que tu lis, et je te dirai qui tu es!” s’est écrié un jour, un grand moraliste, arrangeant, À sa façon, un dicton bien connu.

Il faut donc lire et lire beaucoup ; mais il faut lire, surtout pour s’instruire, et il faut s’instruire tous les jours. Jamais l'instruction n’aura dit son dernier mot pour qui que ce soit. Un grand savant, au moment de mourir disait: ‘Ce n’est pas de mourir que ça me fait de la peine ; il nous faut mourir tous.... mais, c’est de quitter ce monde dans l’ignorance de tant de choses ! ”?

Pourquoi lire des choses futiles, inutiles, des choses qui n’instruisent pas, qui, au contraire, sont souvent nuisibies? Combien de jeunes files passent

des parties de nuit à lire des romans anglais, à quinze sous l’exemplaire! Que de temps perdu, qui pourrait être employé à acquérir des connaissances utiles !... Mais, allez donc essayer de donner des conseils à ces jeunes filles !... Je l’ai essayé, moi, et ça n’a pas réussi.

‘Ma pauvre enfant,’ ai-je dit, ‘‘ pourquoi vous user les yeux à lire ces choses qui ne vous avancent àrien?... Lisez donc plutôt des choses instructives : des récits de voyages par exemple.’ Et voici la réponse qui m'a été faite :

--‘* Lire des récits de voyage!... Oh! c'est bien trop ennuyant ! ”?

Cette réponse, je l’ai entendue dans la bouche de personnes d’âge mûr aussi, vous le croirez à peine ? Comment, c’est ennuyant de lire des récits de voyage}?... Alors, permettez-moi une question : Avezvous lu les œuvres de Jules Verne?... Chacun de nous a son auteur favori ; vous me permettrez bien de vous parler du mien pendant une vingtaine de minutes.

Jules Verne est né à Nantes en 1828, et il est mort à Amiens en 1905. Pendant une quarantaine d’années, il déploya des romans instructifs, intéressants, piquants, poignants et ingénieux.

Jules Verne fi‘ chimiste, géographe, mécanicien, géologue, astrologue, botaniste et zoologne,

er

Ïl a décrit les continents et les mers, ainsi que les espaces stellaires. Jules Verne décrit si bien les pays qu’il a explorés, qu’on croirait qu’il nous prend par la main et qu’il nous fait voyager avec lui en Europe, en Asie, en Afrique, en Australie, dans l'Amérique du Nord, dans l’Amérique du Sud, etc,, etc.... On croirait sillonner avec lui le Pacifique, l’Atlantique, la Méditerranée, la Mer Rouge, la Mer Caspienne, la Mer Noire, la Mer Indienne, la Mer du Nord, la Mer Glaciale Artique, la Mer Glaciale Antartique, etc., etc.

Jules Verne, avant d'écrire un de ses livres, allait explorer le pays qu’il allait décrire ; afin.de n’induire personne en erreur. ..… Excepté cependant lorsqu'il a écrit son voyage à la lune, et autour de la lune: Jules Verne était un homme bien extraordinaire, sans doute ; mais il n’est jamais allé dans la lune. Il n’est jamais allé, non plus, ni au Pôle Nord, ni au Pôle Sud, quoiqu'il ait écrit des livres sur les deux pôles. Le seul qui se soit rendu au Pole Nord c’est l'explorateur Cook, il y a une dizaine d’années..., Malheureusement, il n’avait pas de témoins de ses exploits et l’on ne saura jamais, au juste, si véritablement il s’y est rendu... Maisun homme a mis le pied au Pôle Sud, et cet homme, c’est le grand explorateur Norvégien Amunsden, il y a, de cela, quatre ou cinq ans... On dit qu’il se propose de se rendre au Pôle Nord bientôt ; souhais tons-lui bon voyage!

Mais, pour revenir à Jules Verne, il fut écrivain instructif et aussi, écrivain précurseur. Je répète ce mot : précurseur et je vais essayer de vous prouver que je n’exagère en rien, en donnant à mon écrivain favori ce titre de précurseur :

Il y a quelque trente ans, un livre de Jules Verne faisait son apparition, et ce livre créait une certaine sensation. Tous le lisaient : fillettes et garçonnets, jeunes filles, jeunes gens, personnes d’âge mûr et vieillards.... Plusieurs, après avoir lu ce livre, haussaient les épaules et riaient de l’imagination exagérée de l’écrivain, tandis que d’autres s’émerveillaient de son ingénieuse invention. Ce livre avait pour titre ‘ Vingt mille Lieues sous les Mers,” ou

mieux connu peut-être sous le nom du ‘‘ Nautilus. 7?

Presque tous, vous avez lu ‘‘ Vingt mille Lieues sous les Mers ;’” maïs, pour ceux qui ne l’auraient pas encore lu, je vais en donner un bref aperçu:

Un prince Indien, le prince Dakar, haïssait l’Angleterre et tout ce qui était Anglais. Un jour l'Inde tomba sous la domination anglaise. Le prince Dakar révolté, écœuré, fatigué de la vie et de tout contact avec les humains—d’autant qu’il venait de perdre sa jeune femme et ses deux enfants qu’il adorait—le prince Dakar réunit les bribes de sa fortune, qui avait été immense, il s’entoura d’une vingtaine d'hommes qui lui étaient dévoués jusqu’à la mort, puis il quitta laterre. Non qu’ilse suicidat ! Ii acheta un ilôt dans ie Pacifique, sur cet ilôt se

dressa un chantier et dans ce chantier, on construisit, d’après les ordres et les plans du prince Dakar, un bateau submersible, qui s’appela le ‘Nautilus.’ Le “ Nautilus”? était une grande carapace en tôle résistante, pouvant flotter à la surface des flots ; mais, à un moment donné, et selon qu’il en plaisait au prince Dakar, le ‘‘Nautilus”” s’enfonçait sous les flots ; il devenait sous-marin.

L'idée, si ingénieuse de Jules Verne, s’est-elle éteinteaveclui?... Non, n'est-ce pas?... Etmême longtemps avant sa mort, cet homme extraordinaire eut le bonheur immense de voir son ingénieuse invention mise en pratique. Et aujourd’hui, pendant cette guerre qui ravage l’Europe, cette guerre qui projète son ombre sanglante sur l'univers entier, quel est l’engin de guerre le plus destructeur ?... N'est ce pas le sous-marin ?... Ce bateau qui flotte entre deux eaux, qui accourt au-devant des bâtiments de guerre et qui, à l’aide d’une torpille, crève la coque de ces bâtiments, causant ainsi leur engloutissement etaussi l’engloutissement de centaines et de centaines de marins et d'officiers... C’est épouvantabie, n'est-ce pas?... Mais, c’est la guerre !...

Sans doute, le sous-marin qu'avait rêvé Jules Verne était une grandiose affaire : le ‘‘ Nautilus”? était pourvu de pièces somptueuses : salons, salle à manger, bibliothèque splendide ; de plus, à travers un panneau en verre très épais et à l’aide d’un projecteur électrique d’une grande puissance, les passagers du ‘‘ Nautilus’? pouvaient voir et étudier jes

ja Qu

poissons et les monstres marins. Pour se faire uné idée exacte des sous-marins d’aujourd’ hui, il faut lire

le livre si intéressant du Capitaine Danrit, intitulé ‘Les Robinsons sous-marins,”’ ou bien lire la description qu’en donnent les journaux tous les jours maintenant.

Je ne suis pas précurseur, moi; mais je crois fermement que, d’ici vingt, vingt-cinq ans, les sousmarins deviendront bateaux à Passagers. Je crois fermement que, d'ici vingt, vingt-cinq ans, nous Pourrons retenir nos cabines à bord des sous-marins et que ces sous-marins seront pourvus du comfort et du luxe de nos paquebots d'aujourd'hui. Jele crois tellement, que j'attends cela pour faire la traversée en Europe. ;

J’ai lu une amusante anecdote à propos du sousmarin de Jules Verne, ou plutôt à propos du livre dont je viens de vous parler: ‘ Vingt mille Lieues sous les Mers.” Cette anecdote est racontée par Paul Verne, frère de Jules Verne. Paul Verne n’a pas écrit beaucoup de romans ; mais il faut lire son ascension du Mont Blanc; c’est d'un intérêt palpitant! Paul Verne raconte.-donc—et il assure que le fait est authentique--que Jules Verne voyageait un jour sur la Méditerranée c'était sept ou huit mois après qu’eut été publié son roman ‘‘ Vingt mille Lieues sous les Me-s°? dont je viens de vous parler. — Je vous l’ai dit, tous l'avaient lu. Il s’éleva une affreuse tempête, et les tempêtes, sur la Méditerranée ont cela de terrible, que le vent, soufflant de la côte

est et de la côte ouest, produit, presque simultanément et le tangage et le roulis. Le bateau craquait de toutes parts, le vent sifHlait dans les cordages ; c'était épouvantable et tous, à bord, étaient effrayés cependant, Jules Verne remarqua un passager qui, appuyé sur le bastingage, sifHait gaiement un air d'opéra.

‘Mon ami,” dit Jules Verne, ‘‘ vous n’avez pas l'air effrayé ; pourtant nous sommes dans un grand danger. Ecoutez donc craquer ce bateau, tout au plus bon à brûler ; voyez cette mer démontée ! ”

— “Monsieur,” répor dit le passager en souriant ‘puis-je avoir peur quand Jules Verne est à bord ?’?

—“"Mon ami,” dit Jules Verne, fort intrigué assurément, ‘‘que voulez-vous dire ? ?”

—“" Monsieur, ”” reprit le passager, toujours souriant, ‘‘je sais fort bien que, si nous étions dans un réel danger, vous changeriez ce paquebot en un sous-

“marin, et que, allant nager entre deux eaux, nous n’aurions plus rien à craindre de la ternpête | "?

Cet homme avait lu ‘‘ Vingt mille Lieues sous les Mers”? et il y avait cru assurément !

Il est un autre livre de Jules Verne qui prouve qu’il fut écrivain précurseur. Ce livre a pour titre ‘‘Robur le Conquérant”’, et le deuxième volume de cet ouvrage fut écrit bien des années ensuite et a pour titre ‘* Maître du Monde.”’ ‘* Robur le Conquérant ”’ n’est pas un livre aussi populaire que ‘: Vingt mile

Lieues sous les Mers ; et assez peu de personne l'ont lu. Je vais vous raconter ce roman en quelques mots et vous prouver, encore une fois, que Jules Verne fut écrivain précurseur.

Dans une chaîne de montagnes de l’ Amérique du'Nord, il y avaitun volcan éteint. Or, dans la cheminée de ce volcan, on entendait, depuis quelque temps des bruits étranges. — Vous savez tous ce que c'est que la cheminée d’un volcan ? . .. Les laves, poussées par une force intérieure extraordinaire, se font un chemin et, ce Chemin qne se font les laves, est ce qu’on appelle la cheminée du volcan. Et, daus un livre très intéressant, de Jules Verne encore, intitulé ‘ Voyage au centre de la terre ”, un homme et son neveu pénètrent dans les entrailles de la terre par la cheminée d’un volcan éteint de l'Islande, —Bien, dans la cheminée de ce volcan faisant partie d’une chaîne de montagnes de l'Amérique du Nord, je vous le disais tout-à-l’heure, on entendai: des bruits étran. ges : comme le battement d’ailes colossales, comme un ronflement sonore et le cliquetis de chaînes. Puis un jour, il s’échappa du cratère éteint, une sorte de vapeur grisâtre et des languettes de feu, Quelques familles, qui avaient établi leurs résidences à la base même de la montagne, évacuèrent la place, car, elles en étaient convaincues, il devait y avoir là un être des régions inférieures ! Mais, des gens moins ignorants et moins superstitieux— car l'ignorance et la superstition vont souvent de paire—résolure :t de

découvrir ce que recélait cette montagne. Peut-être y avait-il là un monstre des temps préhistoriques !

Ils partirent donc, trois aventuriers, dans un ballon dirigible et vinrent planer au-dessus du volcan,

et ils virent....Rien! Car cette vapeur grisâtre dont je vous ai parlée, empêchait le regard de pénétrer dans la cheminée du volcan... Nos amis revinrent donc bredouilles ! ... N'aurait-on jamais le mot de cette énigme?.. Oui, à quelque temps de là, il

s’envola, du cratère éteint, un oiseau énorme, qui partit, à tire d’ailes, dans Ja direction de l’est.

Quelques jours ensuite, on le vit planer au-dessus de Paris, et quelques jours plus tard, il planait au-dessus de San Francisco. Bientôt, les habitants du Cap

Horn le signalèrent à l'horizon, puis il fut signalé

enfin au-dessus de la Sibérie. Qu’était-ce donc que cet oiseau gigantesque qui pouvait parcourir de si grandes distances en un si petit espace de temps ?..

Les télescopes étaient braqués sur l’horizon ; mais on ne découvrait pas grand’chose, l’oiseau mystérieux” planait à une si grande hauteur... Maïs, tout a une fin en ce monde! Un jour, l'oiseau gigantesque atterrit et on vit qu’il était muni de minuscules roues,

sur lesquelles il partit à fond de train, brûlant la route à 60, 70 milles à l’heure..….

Jules Verne fut écrivain précurseur : il avait prédit l’aéroplane. L’aéroplane ; autre engin de

Ah! vous vous rappelez sans doute qu’il y a une coupie de mois, la bonne ville d'Ottawa fut jetée dans

PS Te

l’épouvante? ,,. Vous vous rappelez qu’un soir l'obs. curité la plus profonde régnait sur le terrain des BA. , tisses du Parlement, autour de la résidence du Gouverneur Général et de celle de Sir Robert Borden, et aussi, autour de l’ Hôtel des Monnaies ? .., Même, on affirme que ce soir-là, l’enseigne de Rea ne projettait plus ses rayons lumineux : C’est qu’une dépêche venue de Brockville, annonçait qu’un aéroplane, chargé de bombes, se dirigeait vers la Capitale!.,, . Qu’ellenuit épouvantable nous aVons passée, toujours dans l’attente de quelqu’horrible catastrophe! 1! .., Ce n’est que le lendemain qu’on apprit qu’il s’agissait d’un... cerfvolant ! !

Avant de terminer, je veux vous raconter une

jolie petite chose que j’ai lue dans une revue anglaise ; c’est à propos d’un aéroplane,

Un aigle avait établi son aire à 2000 mêtres d’altitude , de cette hauteur, l’aigle semblait planer sur l’universentier. D’un œil dédaigneux et fier, il regardait les oiseaux de plus petite taille qui, eux, n’auraient pu supporter la densité de l'atmosphère à cette hauteur. L’aigle était maître chez lui, et il était fier de son domaine. Il pouvait voler, des heures et des heures, dans l’espace ; jamais il ne rencontrait être vivant! ... Mais un jour, l’œil perçant de l'aigle vit quelque hose d’ étrange : là-bas, à l'horizon, un point noir qui s’approchait et allait toujours grossissant. .. Qu’était-ce donc? Etait-ce un aigle, comme lui?.., Mais non ; tout fier qu’il fut de sa taille, l’aigle savait

bien que, ce qui venait là-bas, c'était plus gros qu'un aigle. . L’aigle devint pensif, puis colère, puis curieux et, la curiosité l’emportant sur tout autre sentiment, il partit à la rencontre de cette chose qui l’intriguait tant... Maïs, parvenu à une certaine distances de l’objet qui l’intriguait, l’aigle s'arrêta pétrifié pur la peur... Car il vit un oiseau énorme, dont les ailes colossales battaient l’air, des flancs de cet oiseau arrivait un ronflement sonore et l'aigle aperçut deux yeux de feu braquée eur lui. -— Vous l’avez deviné : c'était un aéroplane. Le ronflement sonore c'était le bruit des hélices et les yeux de feu, c'était les fanaux de l’aéroplane. —Mais, l'aigle ne comprit qu’une chose, c’est que son domaine était envahi, qu’il ne serait

plus seul maîlre chez lui... Désespéré, il se laissa choir sur le sol, où il mourut : l'aigle s'était suicidé !

Et maintenant, une question avant de vous quitter : pourquoi avons-nous peur, généralement, de ce qui n’est pas roman? ... En fin de compte, qu’estce qu’un roman?... Eh! bien, si nous voulons répondre avec franchise, nousavouer nsqu’unroman c'est toujours, toujours et éternellement la même chose : Un jeune homme et une jeune fille se rencontrent dans le rue, dans un bal ; ils font connais. sance, puis ils deviennent amoureux l’un de l’autre, et, plus tard fiancés. C’est très-bien jusque là. Mais voilà que le jeune homme a, disons, des revers de fortune et il est obligé de partir, d’aller gagner sa vie. T1 laisse là sa jeune fiancée désolée... Puis, au bout

DT en

de trois ou quatre cents pages d'épreuves de toutes sortes, le jeune homme revient, retrouve sa fiancée qui l'attend et... tous deux se marient.

Avez-vous déjà lu un roman qui ne disait pas cela ?

Et si, par hasard, nous lisons un roman sortant Un peu de la banalité : Si le jeune homme, parti làbas, ne revient pas, ou si la jeune fille, lasse d’attendre, en épouse un autre ou entre dans un couvent... Eh! bien, nous jetons ]à notre livre, . n’est-ce pas, et nous nous écrions: ‘ Maie, c’est stupide ce roman!... Si j'avais su cela, je n’aurais pas pris la peine de le lire... Oui, c'était assez intéressant, je l’avoue ; mais ça finit mal!! {6

Pourquoi lire par routine? Pourquoi suivre des chemins déjà battus ? Pourquoi ne pas essayer d’une nouvelle route qui nous conduise à la connaissance de choses utiles et agréables ? ..

Eh ! bien ; lisons des récits de voyages, et nous aurons trouvé le moyen de nous instruire en nous récréant et de faire le tour du monde.., sans sortir de chez-nous,

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