‹ Commentaire du Code d'Hammourabi [microform]Chapitre 176 sur 250 · da-ni-tam li-iq-bi-ma · texte numérisé non relu

da-ni-tam li-iq-bi-ma

20-24. Ha-am-mu-ra-bi-mi be-lum sa ki-ma a-bi-im wa-li-di-im a-na ni-si i-ba-as-su-ù

où le nom de H doit être béni ? A ne considérer que la parfaite symétrie extérieure des débuts des trois vœux, il n'y aurait aucune raison de ne pas voir une adjuration, dans le troisième cas, aussi bien que dans les autres et ici aussi la préposition devrait avoir le sens de « par ». Sans doute l'E Sagil est un temple. Mais il ne répugne pas qu'une adjuration soit faite au nom d'un temple révéré.

Cependant nous croyons devoir donner à la préposition ina le sens « dans ». La modification dans la symétrie résultant de la substitution d'un temple à une divinité entraîne cette modification pour la traduction de la préposition ina. H souhaite donc que son nom soit toujours commémoré avec faveur dans l'E Sagil, le temple de Marduk, de son dieu protecteur.

Dès la vie présente, c'était pour H un sujet de joie de prévoir que son nom serait béni perpétuellement dans le temple de Marduk. Peut-être aussi, H envisageait-il les consolations que lui procureraient^ dans l'autre vie, les bénédictions de ses sujets après sa mort.

Ile Partie. Exhortations XXVr 3-XXVIr 1

H adresse ses exhortations :

l" A l'homme se trouvant dans un cas embarrassant 3-58 2° A ses successeurs 59-XXVIr 1.

1° A r homme se trouvant dans un cas embarrassant 3-58

H exhorte un tel homme à faire trois choses : consulter sa stèle 3-19, le louer ensuite à haute voix 20-40, et prier en sa faveur Marduk et Sarpanit 41-58.

A. Qu'il consulte la stèle de Hammourahi. 3-19

3-8. D'après 3-5, l'homme auquel H adresse ses exhortations est un opprimé ha-ba-lum. Suivant le prologue un élément essentiel de la vocation de H consiste à empêcher le fort d'opprimer le faible I 37-39. Dans son autopanégyrique, il se vante de l'avoir réalisé voir XXIVr 59-62, où l'on retrouve le mot ha-ab-lum.

Sa a-wa-iam i-ra-as-su-u marque que l'oppression s'exerce à propos d'une affaire, d'uni litige. Le mot accadien awalum, comme son équivalent hébreu, dabhar présente une acception très étendue. Au lieu d'indiquer à cet homme d'une façon générale et sommaire le moyen qui lui permettra d'échapper à l'oppression du fort, H prend la peine de lui détailler toutes les démarches qu'il lui faudra accomplir. C'est là une marque de la sollicitude du roi pour ses sujets opprimés.

La première démarche consiste à « aller devant l'image du roi du droit », 6-8. A ce propos, H ne parle pas de sa stèle, naru, mais seulement de son image. Une stèle écrite ne pouvait rien dire à un pauvre opprimé. Incapable de lire l'accadien et de comprendre sans explication les articles du code. Au contraire tout homme, si ignorant soit-il, est frappé à la vue d'une représentation figurée, surtout quand elle a pour objet un monarque en présence d'un dieu. C'est à propos des démarches suivantes, que ^ parlera de sa stèle 9-17.

Dans le texte XXIVr 74-78 la stèle écrite est distinguée du relief d'H. L' « image » y est désignée par le mot sumérien alam tandis qu'on trouve ici le mot sémitique salmi. Cf. Gen. I 26, 27. Dans XXIVr 89-92, le mot u-zu-ra-tu désigne l'image de H.

H s'est déjà discerné le titre de « roi du droit » XXIVr 77.

9-11. Après avoir contemplé l'image du « roi du droit » l'opprimé devra « se faire lire » les lois de la « stèle écrite » qui se rapportent à sa cause. XXIVr 75.

Is-ia-as-si provient du verbe ssj à la forme st, à la fois causative et réfléchie. On traduit « qu'il se fasse lire ». Le commun des sujets de H étant incapable de hre l'écriture babylonienne il lui fallait recourir

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